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# Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v2.c6.261

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v2.c6.261

- **Language:** French

### [v2.c6.261](https://indike.org/pramana/ins.general.levi-1905.v2.c6.261)

Trois inscriptions portent expressément le nom du roi Çivadeva comme leur auteur : l'une trouvée par Bhagvanlal à Budha Nilkanth (Jalaçayana), est sans date; une autre, découverte par M. Bendall à Bhatgaon, au Golmadhi-tol, est datée de 516 ou 518 (et non 316 ou 318); la dernière, que j'ai trouvée moi-même à Bhatgaon, au Tulacchi-tol, ne laisse lire clairement de sa date que le chiffre des centaines 5, suivi probablement du signe de la première dizaine. La première, l'inscription de Budha Nilkanth, est tronquée; il n'en subsiste que le formulaire d'introduction, mais ce fragment suffit pour constater l'identité du protocole dans nos trois textes. Çivadeva réside au palais de Mânagṛha, il n'a pas changé de « darbar », quoi que disent les Vamçâvalîs; il est « la bannière de la race des Liččhavis », le successeur régulier de son père (bappa-pâdânudhyâta) qui continue à le suivre de sa pensée. Comme ses ancêtres Liččhavis, comme Vasantadeva ou Gaṇadeva, il se contente du titre de bhaṭṭâraka-mahârâja, qui paraît bien modeste en comparaison des titres royaux usités au VIIe siècle, mais que la tradition consacrait comme l'expression de l'antiquité de la dynastie. L'inscription de Budha Nilkanth déclare que Çivadeva est « instruit, politique, bien élevé, héroïque, constant, et que c'est là seulement le commencement de ses mérites où rien ne manque ». Les deux chartes de Bhatgaon renoncent même à cet essai d'énumération. « Innombrable, l'ensemble de tura et du Dharmapradîpikâva, que la tradition place sous le règne d'Aggabodhi Ier, à la fin du VIe siècle (564-598)¹. D'Indra Gomin, le grammairien, il n'a survécu que le nom seul². Les Tibétains traduisent régulièrement Gomin par btsun-pa qui signifie respectable, noble, vénérable, fidèle à l'observance des devoirs religieux. La Mahâvyutpatti, qui cite le nom de Candra Gomin dans les cinq langues canoniques (§ 177) fonde toutes ses traductions sur l'interprétation tibétaine, par exemple en chinois, miao-yue « parfaite lune ». Cette interprétation se base sur le témoignage de Candragomin lui-même, qui dans sa grammaire (IV, 2, 144) explique gomin par pûjya « honorable ».

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- [Mahāvyutpatti](https://indike.org/pramana/in.bauddha.sanskrit.vidya.mahavyutpatti) — Sanskrit

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