L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s1.2
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s1.2
- Language
- French
v1.c6.s1.2
Les nombreuses ruines bouddhiques, énumérées au cours des pages qui précèdent, présentent un aspect des plus variés. Les exigences particulières du site, la nature des matériaux employés, les conditions diverses de la technique et de la main-d'œuvre avaient forcément introduit dans ces constructions nombre de différences locales. Le contraste est surtout fortement marqué entre celles qui s'élevaient au milieu des plaines alluviales ou au sommet des collines schisteuses du Gandhâra. Dans la banlieue de Pêshawar ou de Chârsadda, nous sommes en présence de véritables monticules artificiels mêlés de terre, de briques, de cailloux roulés et de rares pierres de taille. Sur les crêtes et les versants de Jamâl-Garhî ou de Takht-î-Bahai, quantité de petits édifices de pierre, éparpillés partout où s'y prêtait le terrain, donnent moins au premier abord l'impression d'un couvent que d'une bourgade fortifiée. L'ordonnance générale des bâtiments n'est pas moins difficile à reconnaître sous l'écroulement de ces tertres énormes qu'au milieu de ces enchevêtrements de murs. D'ailleurs des fondations religieuses aussi considérables n'ont sûrement pas été bâties en un jour, et l'embarras d'en discerner les organes essentiels parmi la confusion des additions et des remaniements successifs vient encore compliquer le problème.