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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s1.t2: § II. La forme du stûpa

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s1.t2

Language
French

§ II. La forme du stûpa

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Si nous ne possédions aucun spécimen de *stûpa* et que nous fussions réduits à nous faire une idée de sa forme extérieure d'après les descriptions qui nous ont été laissées, nous ne serions pas peu embarrassés. Il semblerait bien que la partie essentielle de l’édifice consistait en un dôme hémisphérique plein. Un passage souvent cité du *Mahâvaṃsa* nous prouve que la vieille symbolique indienne ne craignait pas de trouver dans ce bloc solide l’image d’une éphémère bulle d’air sur l’eau, type des vanités de ce monde. A travers ces intentions moralisantes, les lignes sobres de l’édifice se laissent aisément entrevoir. Un philosophe de l’architecture chercherait même volontiers dans cette masse écrasée, deux fois plus large que haute, l’antithèse de nos clochers élancés vers le ciel.

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¹ Voir EITEL, *Handbook Chinese Buddhism*, s. v° *stûpa et caitya*; KERN, *Manual*, p. 91, et *Histoire*, II, p. 137 *et suiv.*; HIUAN-TSANG, *Mémoires*, I, p. 98-104, ou *Records*, I, p. 92-97; *Mahâvastu*, II, p. 394 *et suiv.*; *Divyâvadâna*, p. 428-429; *Saddharmapuṇḍarika*, début du ch. XI; *Sûtrâlaṅkâra*, VI, 39 : « Dans le pays du Swât, il y avait un roi... : une fois, il rencontra un *stûpa* et lui fit une offrande de cinq pièces de monnaie » (traduction inédite de M. Ed. Huber); cf. M. A. STEIN, *Sand-buried Ruins of Khotan*, p. 453, etc.

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FIG. 14. — RUINES DU STŪPA D’ISHPOLA (PASSE DU KHAÏBER). D’après une photogr. du Musée de Calcutta.

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Pourtant, quand Hiuan-tsang, arrivé en Bactriane et rencontrant à chaque pas de ces monuments de style indien, s’en fait expliquer l’origine, le conte édifiant qu’il a recueilli nous laisse une tout autre impression. En ce temps-là le Buddha, après avoir donné aux deux marchands qui furent ses premiers disciples laïques, une boucle de ses cheveux et des rognures de ses ongles, leur enseigna encore la façon de vénérer ces reliques. Il prit ses trois vêtements, les plia chacun en carré et les empila sur la terre, en commençant par le plus grand et en finissant par le plus petit; puis, retournant son bol à aumônes (*pâtra*), il le plaça par-dessus et planta sur le tout son bâton de mendiant (*khakkara*) : « C'est ainsi, dit-il, qu'on fait un *stûpa* », et tel en aurait été le premier modèle. Or nous retrouvons bien dans cette singulière construction le dôme hémisphérique, représenté par le bol renversé : mais il est à présent intercalé entre un soubassement formé de trois terrasses quadrangulaires rentrantes et un long pinacle pointu. Si nous lisons enfin dans les extraits des mémoires de Song Yun et de Tao-yo les renseignements détaillés qu'ils nous donnent de visu sur le fameux *stûpa* de Pêshawar, nous nous sentons transportés encore bien plus loin de la forme originelle du tumulus : ses sept cents pieds de hauteur, ses treize étages, ses escaliers montant jusqu'au sommet, l'enfilade de disques dorés qui le surmonte, tout cela suggérerait bien plutôt l'idée d'une tour de Babel¹. Lequel de ces trois textes devons-nous en croire?

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¹ *Mahâvaṃsa*, 175. — Hiuan-tsang, Rec., I, p. 47, et cf. Song Yun, p. 395, n. 5 (Stan. Julien n'a pas compris le passage); le *stûpa* modèle est placé par Fa-hien (p. 39-40) près de Nagarahâra. — Song Yun, p. 422-424.

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Ils ont raison tous les trois. Nous possédons en effet des spécimens réels ou figurés qui nous permettent de suivre l'évolution du *stûpa*, en pratique comme en théorie, depuis la simplicité des vieux dômes en forme de bulle jusqu'aux complications du style le plus flamboyant. Si nous étudions de près les différences qui séparent les types extrêmes, entre lesquels le modèle censé fabriqué par le Buddha peut servir de transition, nous allons voir qu'elles se ramènent en somme à deux modifications essentielles : le soubassement, d'une part, et le couronnement, de l'autre, augmentent parallèlement d'importance aux dépens du dôme qui constituait primitivement tout l'édifice. Rien n'est plus simple à formuler que la loi de ce développement; son observation expérimentale n'est pas moins aisée.

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LES STÛPA « ANCIEN MODÈLE ». — La forme la plus ancienne de stûpa qui nous soit figurée dans l'Inde se trouve sur un bas-relief de la porte orientale de Sânchi (cf. plus haut, p. 58) : c'est un simple tumulus vaguement arrondi et entouré d'une balustrade. Mais les autres images que nous fournissent en grand nombre les sculptures de Sânchi et de Barhut (fig. 8) nous présentent un dôme

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FIG. 15. — RUINES D'UN STÛPA SITUÉ ENTRE LES PASSES DE CHÊRAT ET DE GOUNIYÂR (SWÂT). Circonférence à la base de la partie cylindrique : 43 mètres.

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déjà exhaussé sur une terrasse circulaire. Il en est de même, sans parler du grand monument de Sânchi, des petits stûpa qui marquent la place de l'autel dans les temples souterrains du Konkan et du Khandesh ¹. L'apparition du parasol qui, d'autre part, les surmonte régulièrement, n'a rien qui puisse surprendre quiconque connaît la valeur symbolique que tout l'Extrême-Orient indien attachait au *chattra* et qui, en dépit de la vulgarisation industrielle de son usage, ne s'y perd que lentement. Emblème de haute dignité aussi bien politique que spirituelle, il a dû s'ériger de bonne heure sur la tombe des morts les plus illustres, rois ou religieux vénérés des rois. C'était l'indice tout trouvé de la condition sociale du défunt, sinon tout à fait celui de ses occupations professionnelles, comme la rame dressée par les compagnons d'Ulysse sur le tertre d'Elpénor. Le seul point qui puisse nous arrêter un instant est l'introduction, entre le dôme et la hampe du parasol, d'un édicule quadrangulaire auquel les Népâlais ont donné le nom, qui fait image, de *gala* (col, goulot : cf. d'ailleurs, plus bas, p. 97). Peut-être le développement de cette sorte de piédestal du *chattra* n'a-t-il d'autre origine que des considérations d'esthétique : du moins son couronnement plat et évasé, formé de dalles surplombantes, présente la plus grande analogie avec les chapiteaux des piliers qui supportent les vieilles cryptes. Toutefois, Fergusson a voulu y voir un reliquaire, simulé ou véritable, et M. Senart un autel¹. On pourrait y chercher encore un souvenir de l'ancienne chambre funéraire, comme d'autres ont trouvé dans la balustrade un rappel de l'enceinte de pierres brutes qui défendait le tumulus. Tout ce que nous voulons retenir ici, c'est ce fait historique que, dès le IIe siècle avant notre ère, les *stûpa* bouddhiques de l'Inde centrale sont des édifices de pierre stylisés, œuvre de maçons et non de terrassiers, qui présupposent l'art de l'architecte et déjà réclament celui du sculpteur.

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¹ A. M. I., pl. 33, 34, 166, 169, etc., ou Iconogr. bouddhique, fig. 5, etc.

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¹ FERGUSSON, *Hist.*, p. 64; E. SENART, *Lég. du Buddha*, p. 415.

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Ce serait d'ailleurs une erreur de croire que des édifices de forme aussi ancienne fussent inconnus dans ce que l'on appelait « l'Inde du Nord ». Il suffit de rappeler l'imposant *stûpa* de Mâni-kyâla (fig. 9), duquel nous ne pouvons plus rien affirmer (cf. p. 8) sinon que ce n'est pas, comme on l'a dit longtemps, le tombeau de Bucéphale! D’un modèle pareil et de dimensions sensiblement égales devait être, si l’on en juge par l’état actuel des décombres, le tope de Shâhpour (fig. 27), à l’est de Shâh-Dhêrî; ce dernier représente, à notre avis, le stûpa « haut d’environ cent pieds » qui passait pour avoir été élevé par Açoka « en dehors et au sud-est de Takṣaçilâ », derrière un rideau de collines, sur la place où son fils

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FIG. 16. — RUINES DU STÛPA DE BARIKOT (SWÂT) : ANCIEN UTTARASENA-STÛPA. D’après une photogr. communiquée par le colonel DEANE.

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Kunâla avait eu les yeux arrachés à l’instigation d’une de ses belles-mères. Le petit tope de Chakpat, voisin du fort de Chakdarra, dans la vallée du Swât, est demeuré plus caractéristique, ayant gardé, au moins partiellement, le revêtement en bel appareil de sa calotte arrondie (fig. 10-12)¹. Apparemment, son couronnement, comme celui des deux autres, serait à restituer d'après l'analogie de Barhut et de Sànchi. La seule différence notable qui les sépare de ces derniers consiste dans l'absence totale de balustrade : c'est tout juste si l'on retrouve celle-ci figurée par des pilastres, à titre de simple ornement, sur la terrasse de Mânikyâla¹. Nous n'oserions toutefois affirmer, en dépit de ces exemples, que son emploi, si important dans l'Inde centrale, eût été totalement aboli dans l'Inde du Nord. Un petit modèle très complet de *stûpa* en bronze, d'environ 0 m. 10 de hauteur, trouvé à Jaoli, dans le voisinage de Shâh-Dhêrî², et conservé au British Museum, a son soubassement carré entouré d'une balustrade. C'est ainsi encore que, sur la figure 41, nous en voyons une, à la vérité fort simplifiée, régner tout autour de la terrasse quadrangulaire d'un temple. Si les quatre hautes portes à triples traverses courbes, dont elle était habituellement coupée, ont disparu, il n'en est pas de même des colonnes-trophées (*jaya-stambha*) qui, à Sânchi même, flanquaient ces sortes d'arcs de triomphe (*toraṇa*) et en partageaient le rôle éminemment décoratif³. Ce rôle, elles l'assument désormais à elles seules sur les figures 23-24 et 296, où elles continuent à encadrer le dôme du *stûpa*, sans qu'aucune balustrade soit représentée. Peut-être même cette réédition systématique des vieux *stambha* nous donne-t-elle la clef d'un détail d'Amarâvatî, autrement incompréhensible : ce sont ces quatre mêmes piliers que nous verrions reparaître, seulement multipliés par cinq, en face de chaque entrée et, si l'on peut dire, aux quatre coins de la terrasse circulaire du monument (fig. 68). Mais nous devons toucher à tous ces points d'autant plus brièvement que nous n'avons rencontré au Gandhâra aucun spécimen encore debout de ces colonnes détachées : toutefois il y aura lieu de nous souvenir de leur existence quand il s'agira d'expliquer la provenance des quelques bases et chapiteaux découverts au cours des fouilles dans le voisinage des stûpa.

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¹ Pour le grand stûpa de Mânikyâla, cf. CUNNINGHAM, A. S., II, p. 159, et V, p. 75; FERGUSSON, Hist., p. 81-82; photogr. dans A. M. I., pl. 54, etc. — Pour celui de Shâhpour, voir CUNNINGHAM, A.S., II, p. 123; cf. HIUAN-TSANG, Mém., I, p. 154, ou Rec., I, p. 139. — Pour celui de Chakpat, cf. Front. indo-afghane dans T. M., 1899, p. 496 et 497, ou, à part, p. 141 et fig. 26 : nous utilisons ici de préférence à nos photographies celles de M. A.-E. Caddy, qui ont été prises immédiatement après les fouilles et avant l’enlèvement des motifs décoratifs (cf. fig. 89).

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¹ Le cercle de maçonnerie qui environne le *stûpa* de Chakpat avait, comme nous verrons plus bas (p. 93), une tout autre raison d'être.

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² Cf. CUNNINGHAM, A. S., II, p. 147; lui-même aurait trouvé les restes d'une balustrade bouddhique à Shâh-Dhêrî (A. S., V, p. 75 et pl. XX), et W. Simpson à Hidda (*Trans. R. I. B. A.*, 1879-1880, p. 55).

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³ Sur ces *lât* ou piliers détachés, voir FERGUSSON, *Hist.*, p. 55, et CUNNINGHAM, *Bhilsa Topes*, p. 193-199, et pl. VII, VIII et X, etc. On les voit d'ailleurs voisiner avec les *stûpa* sur les plus vieilles sculptures (CUNNINGHAM, *Barhut*, pl. XIII, ou *A. M. I.*, pl. 17) comme sur les miniatures népalaises tardives (*Iconogr. bouddhique*, pl. I, 5 et 6), sans parler des spécimens qui nous ont été légués par Açoka.

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Il convient de rappeler également qu'outre les trois exemples cités, nombre d'autres, et non des moins typiques, se dérobent actuellement à nos recherches dans la vallée interdite de Kâboul. Masson a été, en effet, conduit par ses observations à établir une distinction, qu'il juge à tort foncière, mais qui, au point de vue de leur aspect extérieur, est parfaitement fondée, entre ce qu'il appelle « topes » ou « tumuli ». Nous verrons dans un instant ce qui caractérise à ses yeux les topes; mais, dès à présent, il n'est pas douteux pour nous que ses tumuli, « constructions plus basses et qui peuvent être décrites comme consistant en un soubassement surmonté d'une coupole », ne soient exactement le genre d'édifices où nous reconnaissons les stûpa de modèle ancien. Masson s'est d'ailleurs fort bien aperçu lui-même « de leur ressemblance frappante avec les « dahgope » de l'Hindoustan¹ », et c'est ce que confirme encore le dessin qu'il donne de l'un d'eux (voir fig. 19 a). Une différence de silhouette aussi sensible n'avait pas dû échapper avant lui aux observateurs : c'est elle, croyons-nous, que nous retrouvons, seulement déguisée à l'indienne, à la base d'une remarque qui revient fréquemment dans les chapitres de Hiuan-tsang relatifs à l'Inde du Nord. De temps à autre, il nous rapporte que tel stûpa en particulier « a été bâti par Açoka ». Le fait est, après tout, possible qu'Açoka ait pris l'initiative de faire ériger des monuments en un pays où nous savons qu'il a pris celle de faire graver des inscriptions. Toutefois nous ne voudrions pas, comme bien on pense, nous porter garant de l'authenticité de la tradition recueillie, quelque mille ans après, par le pèlerin chinois. Nous ne répugnerions pas moins à penser que cette attribution — qu'elle fût ou non incontestable, il n'importe — ne fût pas du moins justifiée par quelque apparence extérieure de raison : et nous chercherions

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¹ Ar. ant., p. 91; par «dahgope», Masson entend «dagoba» (= dhâtu-garbha = réceptacle à reliques) qui est le terme usuel à Ceylan pour stûpa.

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FIG. 17. — RUINES DU STÛPA DE TOP-DARRA (SWÂT).

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volontiers cette dernière dans le fait d'expérience commune formulé par Masson. Si l'on faisait remonter de préférence à Açoka la fondation de tel stûpa, à l'exclusion de ceux du voisinage, c'est qu'il s'en distinguait visiblement par une forme généralement connue pour attester une plus haute antiquité. Ce n'est pas par un simple effet du hasard ni par une fortuite rencontre que les quatre stúpa du Népâl, mis par la voix populaire sous le nom d'Açoka aux quatre coins de la ville de Patan, ont justement conservé la lourde allure des plus anciens modèles connus¹. Si les désignations

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¹ Cf. OLDFIELD, *Sketches from Nepal*, t. I, p. 124, et II, p. 212, et S. LÉVI, *Le Népâl*, I, p. 263 et 331.

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FIG. 18. — ESSAI DE RESTAURATION THÉORIQUE DU PRÉCÉDENT.

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analogues au Gandhâra n'étaient pas purement gratuites — et il serait absurde qu'elles le fussent, — elles étaient évidemment suggérées, de façon plus ou moins réfléchie, par des constatations du même ordre et reposaient en définitive sur des particularités de style.

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LES STÛPA « TRANSITION ». — La différence qui existe entre les stûpa anciens et modernes ou, pour employer les termes de Masson, entre les topes et les tumuli est, selon lui, que les premiers seuls possèdent un « corps cylindrique », dont l'insertion entre le soubassement et le dôme tend à donner au monument l'apparence d'une tour. Au point de vue architectural, l'effet produit est très dissemblable, sans qu'il aille pour cela jusqu'à créer une distinction de nature ou de destination. « Le tope, nous dit encore Masson, est une construction massive comprenant deux parties essentielles : la base et un corps perpendiculaire reposant sur elle. Ce dernier, à partir d'une certaine élévation, se termine toujours à la manière d'une coupole, quelquefois si déprimée, qu'elle ne présente plus qu'une légère convexité de surface... » Tout ceci est très exact; mais, quand il ajoute : « et le plus fréquemment approchant de la forme d'un cône », il énonce une conclusion trop hâtivement fondée sur l'état de délabrement de la plupart des sommets qu'il a pu examiner¹ : partout où l'édifice n'a pas été trop dégradé par les chercheurs de trésors ou les intempéries, la ligne du faîte est, comme nous allons voir, une courbe simple. Un modèle caractéristique lui était déjà fourni par le reliquaire qu'il avait découvert dans le tope de Soultanpour, un peu à l'ouest de Jellalabâd (voir fig. 13). Ce petit stûpa se démonte, non pas en deux, mais en quatre parties, non moins essentielles l'une que l'autre : 1° une base carrée; 2° un corps cylindrique; 3° un dôme; 4° un pinacle de parasols. De ces quatre éléments architectoniques, seul le second est, en effet, nouveau pour Masson, qui part d'un tumulus à base carrée (fig. 19 a). Il peut être curieux de noter, à ce propos, que l'originalité de la coupole byzantine consiste également dans l'interposition entre elle et son support, en vue d'obtenir le même effet de surélévation, d'un tambour cylindrique². Mais, pour nous, il nous faut reconnaître dans ce « cylindrical body » une simple mise à l'alignement de la terrasse ronde, sur laquelle se sont de bonne heure juchés les dômes; ce que nous voyons de plus nouveau dans le modèle de Soultanpour, c'est son soubassement quadrangulaire, encore qu'il nous paraisse directement inspiré des plus anciennes représentations de stûpa à balustrade carrée (cf. fig. 8).

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¹ Ar. ant., p. 55. Cette erreur de Masson sur la façon dont se terminent les stûpa gâte sa collection de dessins, reproduite dans une seconde série de planches (I-IX) à la suite du ch. II du même recueil.

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² Cf. BAVET, L'art byzantin, p. 133.

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Si nous nous reportons aux exemples monumentaux, nous constatons que, déjà à Mânikyâla, le vieux soubassement circulaire s'est dédoublé en deux parties d'égale importance et de décoration pareille, dont l'une continue à fournir une terrasse aux rites processionnels et dont l'autre ne fait plus que prolonger par la verticale

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[Figure: FIG. 19. — « TUMULUS » ET « TOPE » D'APRÈS MASSON. a. Tumulus de Bâr-Robât; b. Tope dit « Goudâra » (vallée de Kâboul). D'après l'Ariana antiqua, pl. IV, sauf correction de la ligne des dômes.]

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la ligne du dôme (voir fig. 9). Nous retrouvons cette même calotte hémisphérique à peine exhaussée sur une sorte de collet cylindrique et une terrasse carrée au tope d'Ishpola — sans doute le Pîchboulak de Court — qui domine, du haut d'un promontoire, la passe du Khaïber (fig. 14); mais, cette fois, le tout est encore surélevé sur un mur de soutien constituant une seconde terrasse quadrangulaire : une de plus, et l'édifice pouvait servir d'illustration à la leçon de choses donnée par le Buddha aux deux fidèles marchands (voir plus haut, p. 63). La ruine de stûpa la plus imposante que nous ayons vue au Swât (fig. 15) dresse également sur un double soubassement carré une silhouette où les lignes perpendiculaires semblent avoir gagné en importance au détriment de la courbe surbaissée, mais non point conique, du faîte. Il en est de même du tope de Barikot (fig. 16), dont, selon toute vraisemblance, la légende nous a été conservée par Hiuan-tsang (¹). S'il a perdu son soubassement carré, dont les pierres ont servi à bâtir les murs modernes du voisinage, il a gardé la ceinture d'arcades qui, pour l'agrément des yeux, partage comme en deux tambours superposés sa partie cylindrique. Un autre stûpa du Swât, caché au fond d'un vallon qui en a pris le nom de Top-Darra, à environ un mille au sud-est de Haibatgrâm, compte, pour ainsi parler, une zone ou assise transversale de plus, ayant en outre intercalé une terrasse ronde au-dessus de sa base quadrangulaire (fig. 17). Celle-ci a survécu presque intacte, sauf du côté de l'escalier qui montait au second étage et que des fouilles superficielles ne manqueraient pas de dégager. Nous avons seulement pu relever, parmi les débris écroulés, quelques fragments de larges pierres plates, vestiges des parasols qui jadis surmontaient le sommet.

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¹ Cf. HIUAN-TSANG, Mém., I, p. 139, ou Rec., I, p. 126, et la carte à la fin de ce volume (Uttarasena-stûpa ?).

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Il resterait en effet — et ce n'est pas la partie la moins délicate de notre tâche — à préciser l'image que nous devons nous faire du couronnement de tous ces stûpa aujourd'hui décapités. Rien n'était malheureusement plus facile à détruire ni plus prompt à s'écrouler. L'énorme dalle de 3 m. 50 de diamètre qui formait l'un des chattra de Chakpat (fig. 10-2) ne s'est conservée jusqu'à nos jours que par un hasard extraordinaire. Ce spécimen isolé serait d'ailleurs absolument insuffisant, sans l'aide des modèles réduits et des images sculptées, à nous donner l'idée du véritable clocheton d'ombrelles qui se dressait jadis au faîte des stûpa. Le petit reliquaire de Soultanpour (fig. 13) et ceux de Mânikyâla et de Kâboul (fig. 20-21) sont heureusement là pour nous en rendre la légèreté et la hardiesse : et ainsi font encore les édicules de Gandhairi (fig. 72) et de Loriyân-Tangai (fig. 71). Le Musée de Lahore possède, d'autre part, une série presque complète de ces parasols qui vont en diminuant de diamètre à mesure qu'ils se rapprochent de la cime, tout pareils en somme à ces rondelles enfilées qui représentent les sapins dans nos jouets d'enfants (fig. 70). Enfin nos

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[Figure: FIG. 20. — RELIQUAIRE EN FORME DE STÛPA (1). British Museum. Provenant de Mânikyâla. Hauteur : 0 m. 25. D'après CUNNINGHAM, A. S., II, pl. LXV.]

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dernières hésitations devront être levées par les nombreuses représentations de stûpa monumentaux que nous rencontrons sur les

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(1) Cette cassette, démontable en trois pièces (base, dôme, pinacle), est en schiste argileux, de couleur bleuâtre et façonné au tour : les parasols ont été dorés. Le reliquaire intérieur est de cristal et contenait un petit morceau d'os enveloppé dans une feuille d'or en compagnie d'une piécette d'argent, d'un anneau de cuivre, et de quatre cabochons de nacre, de turquoise, de grenat et de quartz : soit, au total, une relique associée à sept matières précieuses (ratna).

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bas-reliefs. L'un d'eux, très finement traité, s'arrête malheureusement à la troisième ombrelle (fig. 22); les autres, plus frustes, montrent en revanche le stûpa de pied en cap, depuis le sol jusqu'à la pointe piriforme, qui, comme nous le verrons, était faite d'un vase et que cravatait ordinairement une banderole (fig. 23-24 et 296; cf. fig. 297-300). Sur tous les exemples complets, la flèche, encore qu'elle ne compte que le chiffre décidément normal de cinq ombrelles, absorbe à tout le moins un bon tiers de la hauteur totale de l'édifice, et davantage même, si l'on y joint son piédestal. Une telle abondance de documents et un tel accord de témoignages nous ont contraint à tenter du mieux conservé de nos stûpa une restauration tout approximative, mais qui, à prendre les choses en gros, ne paraît pécher que par excès de prudence (fig. 18). C'est ainsi qu'il eût probablement fallu forcer davantage la largeur, sinon la hauteur du pinacle. Les exemples cités attestent également la coutume de relever la nudité du dôme en le flanquant de quatre fausses niches faisant saillie comme les lucarnes d'un toit (fig. 70-72; on en voit des vestiges sur la figure 23). Enfin il eût peut-être convenu, sinon d'entourer la base carrée d'une balustrade d'après le petit modèle (également à cinq parasols) de Jaoli (cf. plus haut, p. 68), du moins de l'orner aux quatre coins de colonnes détachées encadrant le dôme à la façon des figures 23-24 et 296. Tel quel, et pourvu qu'on ait soin de le rapprocher des exemples concrets qui le commentent, ce timide essai peut servir à donner une idée moyenne du style des stûpa de l'Inde du Nord¹.

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¹ M. W. SIMPSON a déjà publié, dans les *Trans. R. I. B. A.*, 1879-80, pl. V, une restauration du stûpa d'Ahin-Posh, « où tous les détails peuvent, dit-il, être considérés comme sûrs, sauf le dôme et les parasols » (cf. *J. R. I. B. A.*, 3e série,

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LES STÛPA DE STYLE MODERNE. — Les constatations ainsi acquises nous permettraient encore de suivre avec quelque assurance dans les textes, même si tout spécimen postérieur nous faisait défaut, l’évolution subséquente de ces édifices. Celle-ci se continue en effet de façon régulière, ou du moins ne s’exagère que dans le sens déjà indiqué. D’après un rapport manuscrit de M. A.-E. Caddy (daté de Chakdarra, mai 1896), il aurait constaté que le stûpa de Loriyân-Tangai (fig. 3) était couronné de neuf (et non plus seulement cinq) parasols de pierre, mesurant de neuf à un pied de diamètre. De son côté, Masson n’a pas compté moins de cinq terrasses au tope dit Goudâra (fig. 19 b). Mais le grand monument de Pèshawar, surtout sous la forme où l’ont vu Song Yun et ses compagnons au début du VIe siècle de notre ère, était, de l’aveu commun, le modèle achevé de ce genre élaboré et fleuri : il a aujourd’hui à peu près disparu, et nous aurons à revenir sur les raisons d’une destruction si complète. M. Ed. Chavannes, qui a réuni et comparé, sans aucune théorie architecturale préconçue, tous les renseignements chinois — les seuls que nous possédions — sur cette extraordinaire pièce montée, se la représente ainsi : « Sur le sol reposait un soubassement en pierre, formé de cinq assises, qui avait une circonférence de 300, ou de 390 pieds, ou d’un li et demi, suivant les diverses évaluations, et une hauteur de 150 pieds, d’après Hiuan-tsang; au-dessus de ce soubassement s’élevait le stûpa proprement dit, qui était une construction en bois à treize étages, d’une hauteur de 400 pieds; enfin le tout était surmonté d’une colonne de fer de 88 pieds de haut, portant 13, ou 15, ou 25 disques en cuivre doré...¹. » Une telle description, absolument incompréhensible pour quiconque n’aurait devant les yeux que le souvenir de Sânchi ou de Mânikyâla, n’a plus rien qui puisse nous surprendre : à vrai dire, elle représente la suite logique du développement progressif du stûpa, tel que nous venons de l’esquisser. Si l’on songe que les « étages », auxquels on accédait d’ailleurs par

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¹ B. E. F. E. - O., III, 1903, p. 424, n. 3.

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I, 1893-94, p. 98). Les monuments que nous avons reproduits lui auraient assurément suggéré une autre forme de pinacle et épargné l’erreur de placer la fausse niche au niveau de la terrasse et sur le tambour cylindrique au lieu de la faire se profiler, à la manière d’un pignon, sur l’hémisphère même du dôme.

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des escaliers, n'étaient qu'une variété de terrasses, toute cette complication croissante est plus apparente que réelle et se réduit, encore une fois, à la multiplication des éléments primitifs extrêmes, terrasses de la base et parasols du sommet.

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Ainsi les lignes massives des vieux tumuli lentement se transforment et s'étirent peu à peu vers le ciel. Qu'il y ait eu quelque influence venue d'Occident dans ces superpositions pyramidales de terrasses quadrangulaires qui rappellent celles des anciens temples chaldéens, il est bien possible. Que l'élan inattendu de cette flèche soit l'un des indices des transformations subies au Gandhâra, grâce au mélange des idées iraniennes, par le vieil esprit bouddhique, rien ne nous paraît plus vraisemblable. Ce qui, d'autre part, est sûr, c'est que le nouveau modèle de *stûpa* ainsi créé a joui d'une grande vogue en dehors des limites de l'Inde du Nord. Le tope de Thal Rukham, dans le district de Haïderabâd du Sind, semble directement descendu au fil de l'Indus des vallées du Swât ou de Kâboul (voir *A. M. I.*, pl. 62). La réfection dont fut tardivement l'objet le célèbre *stûpa* de Sârnâth, dans le bassin du Gange, et dont il est sorti doublé de hauteur, nous paraît — comme peut-être aussi l'adjonction des huit niches qui le décorent — une tentative pour le restaurer dans le goût nouveau (fig. 25); du moins, son état actuel de délabrement ne fait-il que rendre plus visible le fait que l'on a juché sur l'ancien dôme à revêtement de pierres une sorte de tour de briques; l'effet obtenu est exactement le même que si l'on avait entassé le *stûpa* de Barikot (fig. 16) sur celui de Mânikyâla (fig. 9). La seule ruine rencontrée et photographiée par M. A. Stein dans la vallée de Hounza-Nagar, au sud des Pâmirs, n'est, à tout prendre, qu'un diminutif de celle de Top-Darra (fig. 17). Près de Dras, dans le Ladâkh, M. W. Simpson a relevé en passant, sur une vieille pierre, la représentation d'un *stûpa* à treize parasols; on sait que ce chiffre de *chattra* est resté consacré au Népâl. En Chine, on nous dit que la mission dont fit partie Song Yun rapporta des modèles d'architecture, entre autres celui du sanctuaire de Pêshawar, et l'impératrice douairière Hou aurait fait bâtir en 516, à Lo-yang, « un stûpa de neuf étages et de neuf cents pieds de hauteur,

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FIG. 21. — RELIQUAIRE EN FORME DE STÛPA (1). D'après le J. A., 3e série, VII, 1839, pl. XIV : sans échelle.

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surmonté d'un mât de cent pieds de long qui portait trente disques dorés superposés et un vase d'une contenance de deux cent cinquante boisseaux ». A huit terrasses, les cinq premières quadrangulaires et les trois supérieures rondes, était également, selon son plan primitif, le célèbre monument javanais de Boro-Boudour; mais le neuvième étage — constitué, selon toute analogie, par le dôme central — est bien loin d'avoir un couronnement de proportions aussi ambitieuses. En revanche, les coupoles se sont multipliées et, en même temps qu'elles ne gardaient qu'un petit pinacle conique, ont pris cette forme de cloche qui leur est restée habituelle aussi bien au Cambodge (fig. 26) qu'en Birmanie ou au Siam. Mais il va de soi que nous ne pouvons examiner ici toutes les formes plus ou moins fantaisistes qu'ont prises les *cedei* d'Indo-Chine, les *dâgoba* de Ceylan, les *cho-rten* du Tibet ou les *soubourghan* mongols : il suffit de rappeler que ce ne sont là que des variétés du genre *stûpa*, et qu'il n'est d'ailleurs aucune modification, si maniérée soit-elle — dentelure des bases, stylisation du clocheton, évasement du dôme par en bas et même par en haut, ouverture dans la masse de niches ou de véritables chapelles, etc., — qu'on ne puisse retrouver dans l'Inde propre, soit au fond des grottes de la région occidentale, soit parmi l'étonnante collection de ce genre d'édicules qu'ont mis au jour les fouilles du Magadha¹.

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¹ Ce modèle de stûpa aurait été trouvé par Gerard « pour ainsi dire enveloppé dans le massif du tope dit Bourdj-i-yak-dereh », à l'est de Kâboul : les ouvriers y auraient pénétré par effraction, ce qui suppose des dimensions assez grandes, et découvert à l'intérieur, « dans la cellule qui y était ménagée, cinq lampes de terre cuite remplies de fragments solides et blanchâtres... Aussi l'ouverture du Bourdj-i-yak-dereh n'eût-elle été d'aucune utilité pour la science, si M. Honigberger n'eût observé, avec son exactitude accoutumée, la forme insolite de la construction intérieure, remarquable par une élégance de style dont elle offrait le premier exemple. Elle a été représentée en coupe sur une des planches jointes à cette notice... » (JACQUET, in J. A., 3e série, t. VII, p. 394-395).

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¹ Voir M. A. STEIN, *Prel. Rep.*, pl. I, ou *Sand-buried Ruins of Khotan*, p. 35: W. SIMPSON, *A sculptured tope on an old stone at Dras, Ladakh* (J. R. A. S., 1882, p. 28, ou *Trans. R. I. B. A.*, 1891, p. 227); B. H. HODGSON, *Essays*, etc., Londres, 1874, p. 30; ÉD. CHAVANNES, *B.E. F. E. - O.*, III, p. 387; G.-M. PLEYTE, *Boro-Budur*, p. VIII. La tentative d'assassinat contre Harṣa, à Prayâg (Allahabâd), a lieu sur l'escalier d'un *stûpa* élevé (HIUAN-TSANG, *Mém.*, I, p. 261, ou *Rec.*, I, p. 220), etc.; pour des *stûpa* indiens de forme moderne, cf. *Iconogr. bouddhique*, pl. I, fig. 6, et les références données à la page 60, n. 3.

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