L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s1.6
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s1.6
- Language
- French
v1.c7.s1.6
la décoration des édifices du Gandhâra, il entre des éléments qui n'avaient eu cours jusqu'alors que dans les ateliers méditerranéens, il en est d'autres dont les imagiers (rûpakâraka¹) du bassin du Gange connaissaient déjà l'usage. A la vérité, le départ est souvent difficile à faire entre eux, attendu que, parmi les ornements les plus anciennement employés, plusieurs avaient eux-mêmes un e origine occidentale. Pourtant nous sommes assuré de ne pas trop nous tromper en prenant pour criterium sur ce point les plus vieux monuments conservés de la péninsule. Les balustrades de Bodh-Gayâ et de Barhut, les portes de Sânchi, les façades des temples souterrains de l'Orissa ou du Konkan, tels seront pour nous les représentants de ce que nous convenons d'appeler l'« ancienne école indienne ». Toutes les fois que nous verrons reparaître au Gandhâra des détails d'ornementation précédemment mis en œuvre par elle, nous devrons réserver la question de leur origine : cette question n'en sera ensuite que mieux posée, pour eux comme pour ceux qui étaient vraiment des nouveautés encore inédites en Orient. Bref, parmi les sculptures gréco-bouddhiques, nous étudierons tout d'abord les bas-reliefs, parmi les bas-reliefs les motifs décoratifs, et, parmi les motifs décoratifs, ceux qui étaient indigènes ou avaient été déjà naturalisés dans le pays.