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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t1.13

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t1.13

Language
French

v1.c7.s2.t1.13

ravi dans les airs : c’est ce phénomène de lévitation qui explique la présence dans le haut du panneau, où le rejettent d’ailleurs les nécessités de la perspective, au-dessus du Bodhisattva à l’achat des fleurs, à l’offrande et au prosternement, d’une quatrième édition du même personnage qui, les mains jointes¹, « rend hommage, comme il est écrit, au Bienheureux Dīpaṃkara et à sa communauté ». La communauté est représentée par un moine, debout derrière son Maître. Quant à Dîpaṅkara, dont la haute dignité se marque ici et ailleurs par sa taille disproportionnée, le rôle, en somme passif qu'il joue dans l'histoire a permis de ne l'instaurer qu'une fois dans le panneau. Debout, la main gauche perdue sous les plis de sa robe, la main droite levée dans un geste bienveillant, il est censé tour à tour, et sans changer d'attitude, recevoir l'offrande des fleurs, fouler aux pieds les cheveux du jeune homme et énoncer sa prédiction.