L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t1.4
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t1.4
- Language
- French
v1.c7.s3.t1.4
Que voyons-nous cependant sur la figure 175? Au premier plan, un laboureur court-vêtu, à la mode de sa caste, excite de l’aiguillon son attelage de bœufs bossus et tient de l’autre main le mancheron de sa primitive charrue de bois, la même d’ailleurs dont il est encore fait aujourd’hui usage, avec son timon reposant sur la même espèce de joug. C’est que le lieu de la scène est à la campagne et que c’est le temps du labour : tous les textes sont d'accord sur ce point, sauf le *Divyâvadâna*, qui ne dit rien du labourage. Au second plan, un Bodhisattva est assis sur un siège relevé en manière d'estrade, pour des raisons faciles à deviner, et qui ne sont autres que les exigences de la perspective. C'est, nous apprennent les mêmes témoins, le prince Siddhârtha qui est venu en promenade aux champs de son père et son cœur a été troublé; le *Lalita-vistara* ne nous dit pas pourquoi; le *Mahâvastu* donne une explication enfantine tirée des malheurs d'une grenouille et d'un
Cites (3)
- Mahāvastu — Sanskrit
- Divyāvadāna — Sanskrit
- Lalitavistarā — Haribhadra Sūri, Sanskrit