L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t1.45
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t1.45
- Language
- French
v1.c7.s3.t1.45
LES ADIEUX DE KAṆṬHAKA ET DE CHANDAKA. — Les textes et les monuments continuent à s'entendre pour rattacher à l'*abhiniṣkramaṇa*, dans un ordre aussi logique qu'il est consacré, les trois ou quatre premiers incidents qui le suivent. Si le Bodhisattva a quitté sans un mot d'adieu sa famille, c'est pour devenir un religieux mendiant. Son premier soin doit être de congédier, avec son cheval, son compagnon. A ce dernier il remettra les parures princières, qu'il dépouille à jamais. Pour achever sa transmutation de laïque en moine, il lui faut encore se raser la tête et endosser un vêtement de couleur rougeâtre (kaṣāya). Il est à propos que Chandaka assiste à cette double opération, preuve de la résolution irrévocable du prince, si l'on veut qu'il en puisse rendre témoignage lors de