L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t1.52
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t1.52
- Language
- French
v1.c7.s3.t1.52
A l'école du Gandhâra, placée entre ces deux extrêmes, on serait tenté de demander la clef de ces contradictions : la déception est grande. Au lieu d'éclairer la question, elle ne fait jusqu'ici que l'embrouiller par une inconséquence de plus. Elle connaît en effet, comme la vieille école indienne, le motif de l'adoration du turban et même nous en fournit nombre de répliques : nous en donnons un spécimen emprunté à une base de statue de Bodhisattva (fig. 186). Suit-elle pour cela la version pâlie et celle du *Buddhacarita*? Bien au contraire : nous venons de voir (fig. 184 *b* et 185) le prince donner, ou plutôt rendre à Chandaka, pêle-mêle avec ses autres parures, le turban que celui-ci lui avait apporté au moment du départ (cf. fig. 178 *b*, 180 *a* et 181 *a*) : il n'a pas le moins du monde l'air de se douter qu'il est en train de frustrer les dieux Trayastrimças de cette précieuse relique. Est-ce donc qu'il se prépare à faire comme à Boro-Boudour, où il dépose sa tiare entre les mains de Chandaka afin de raser plus commodément
Cites (1)
- *Buddhacarita — Sanskrit