Pramāṇa · Search · About · API

L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s5.t3.13

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s5.t3.13

Language
French

v1.c7.s5.t3.13

embarrassant. Est-ce encore un gardien qui veille aux portes de la ville? L'allure de son cheval, qui est représenté en marche, donne plutôt à penser qu'il s'agit d'un des messagers (*dûta*) dont, selon le *sutta*, la nouvelle du trépas du Bienheureux provoqua l'envoi et que les sept prétendants dépêchèrent pour réclamer leur part de reliques. Qui sait même si ce n'est pas un de ces prétendants en personne qui s'est déjà mis en campagne, comme le veut la version postérieure de la légende, telle que l'a recueillie Hiuan-tsang? Le fait que la porte lui reste close favorise assez cette supposition. Dans le même sens nous ferait pencher l'analogie de l'architrave de Sânchi où nous voyons les sept princes confédérés venir mettre le siège devant la cité des Mallas¹. Le rédacteur du *sutta* ne laisse à personne le soin de faire cette réflexion que, par une ironie du sort, les fidèles faillirent s'ent'égorger sur les restes de l'apôtre de la bienveillance. Nous avons déjà dit et nous allons voir comment l'intervention du brahmane Droṇa épargna au monde un tel scandale. L'apparition sous les murs de Kuçinagara de ces belliqueux amateurs de reliques a fait de trop bonne heure partie intégrante de la légende, tant écrite que figurée, pour que nous ne devions pas incliner à reconnaître l'un d'eux dans ce lancier.

Cites (2)