L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s1.36
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s1.36
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- French
v3.c16.s1.36
et ainsi l'on n'aura pas été fâché, fût-ce même en devançant un peu les temps, d'entendre confirmer celle-ci d'autre source. Quand enfin ces confirmations nous apportent en plus des précisions, et qu'elles nous apprennent, par exemple, que la secte anciennement dominante au Gandhâra était celle des Sarvâstivâdins(1), elles n'en sont que davantage les bienvenues : car elles achèvent de nous rassurer sur le choix des textes que nous avons pris pour guides en même temps qu'elles justifient tout le parti que nous en avons tiré. Peut-être même quand, grâce aux sinologues, nous serons devenus plus familiers avec les idées et les usages de cette secte, reconnaîtrons-nous à plus d'un trait précis sa marque particulière empreinte sur nos sculptures. Déjà nous avons eu l'impression que le rôle considérable attribué à Vajrapâni par les bas-reliefs gandhâriens n'était pas sans rapport avec sa popularité locale(2). Il semble également qu'un détail constant des images du Buddha copie une pratique spéciale aux Sarvâstivâdins. Si l'on en croit le témoignage (il est vrai bien tardif) de Yi-tsing, ceux-ci étaient les seuls, parmi les quatre grandes écoles primitives, qui eussent coutume de couper droit le bord inférieur de leur vêtement de dessous : or telle est aussi, comme nous l'avons vu(3), la mode adoptée par les statues indo-grecques du Bienheureux et propagée avec elles dans le reste du monde bouddhique.