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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t4.38

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t4.38

Language
French

v3.c16.s2.t4.38

*Les ateliers gandhâriens.* — Nous ne l'oublions pas en effet : le mouvement religieux que nous venons d'esquisser ne nous touche qu'autant qu'il se reflète sur les monuments figurés. Nous ne serons pas surpris de constater une fois de plus que ceux-ci se sont montrés encore plus réfractaires que les textes aux idées nouvelles. Pour commencer ils ignorent totalement, ainsi que nous l'avons déjà constaté, les deux épisodes du *Lalita-vistara* qui nous ont paru particulièrement suspects, et le plus souvent ils s'en tiennent à figurer non point la « tentation », mais seulement « l'assaut » de Mâra. Toutefois il existe un groupe important de stèles (voir fig. 76-79, 406-408, 458-459, 484-485), à propos desquelles nous avons justement dû poser la question du mahâyânisme de l'école¹. Qu'elles attestent la triomphante divinisation du Buddha et le culte de lâtrie dont il est devenu l'objet, il suffit d'y jeter les yeux pour être obligé d'en convenir, tant son image y prend une importance écrasante. Le point qui restait en suspens, c'était la figuration des Dhyâni-Buddhas, et de leurs fils spirituels. Si le problème nous avait paru susceptible d'une solution nette, nous ne l'aurions pas fait attendre jusqu'ici : l'iconographie nous l'aurait déjà fournie. Mais enfin l'histoire générale confirme et précise nos premières impressions. Nous voyons mieux à quel moment de son évolution l'art du Gandhâra rejoint et côtoie la transformation doctrinale du Bouddhisme. Celle-ci devait être dès le IIIe siècle un fait accompli, cent ans au moins avant que le témoignage de Fa-hien n'achève de lever tous nos doutes sur l'intronisation des Bodhisattvas autres que Maitrêya. Or voici des stèles que tous leurs traits caractéristiques (cf. ci-dessus, t. II, p. 553-554) rapportent

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