L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t4.46
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t4.46
- Language
- French
v3.c16.s2.t4.46
Toutes ces considérations tendent de façon concordante, bien que par des biais différents, à nous faire comprendre que l'école ait pu, après son épanouissement du 1er siècle de notre ère, durer encore un siècle ou deux sans subir de transformation considérable ni tomber trop au-dessous de son niveau primitif. Mais la raison dernière de cette longévité uniforme et médiocre nous paraît résider dans l'organisation de ses ateliers, seuls centres agissants qu'embrasse la dénomination abstraite d'école. Il est extrêmement vraisemblable que les artistes grecs ou métis de grecs qui reçurent les grosses commandes du début aient cherché quelque aide dans la main-d'œuvre locale et formé sur place des apprentis. Ceux-ci à leur tour durent se croire bientôt à même de satisfaire les besoins courants de leur clientèle de donateurs. Nous n'aurions pas à chercher ailleurs la raison de la relative rareté des chefs-d'œuvre gandhâriens en face de la profusion des répliques sans accent et sans vie : c'est qu'en réalité très peu de ces sculptures ont été vraiment exécutées de main de maître. Et du même coup s'explique l'uniformité de cet art. Nous avons déjà constaté à propos des scènes légendaires que chacune d'elles se ramène à un ou deux prototypes, qui semblent avoir été fixés une fois pour toutes et reproduits depuis sans aucune variante ou innovation notable¹. Il nous