L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c17.s1.13
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c17.s1.13
- Language
- French
v3.c17.s1.13
Or l'expérience a justement été tentée dans les conditions que nous venons de dire, et son verdict mérite par suite toute notre considération, si écrasant qu'il soit pour notre thèse favorite. Selon M. Al. della Setta, aucune hésitation n'est permise : « l'art des vieux *stûpa* » du bassin du Gange n'est pas un art original, et il le démontre. La première preuve réside dans la connaissance que cet art possède — sinon toujours dans l'usage qu'il fait — du raccourci, et la façon dont il présente des personnages vus de trois quarts. Ces procédés, que les Assyriens et les Égyptiens n'avaient pas réussi à découvrir, ce sont les Grecs seuls qui les ont inventés et introduits dans le reste du monde : jamais ni nulle part ils n'ont été retrouvés indépendamment d'eux. La deuxième preuve, également très forte, consiste dans le caractère narratif et biographique de cet art, plus précisément encore dans son « système de narration continue », « système auquel aucun autre art humain n'est jamais parvenu, sauf l'art grec, et encore n'y est-il arrivé qu'au terme de sa laborieuse évolution ». Ajoutez enfin que ledit art a été — trait