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Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t1.171

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t1.171

Language
French

v1.c2.s3.t1.171

Outre l'ancienne route de l'Inde au Tibet par le Sikkim, que Georgi mentionne, les missionnaires avaient eu connaissance d'une autre route par le pays des Kirâtas. « Plusieurs des anciens missionnaires y avaient passé plusieurs fois² », au témoignage du P. Marc; « mais ils ont laissé par écrit que c'est une route très difficile, inconnue et périlleuse, et c'est pourquoi depuis bien des années on ne la tente plus. » Il s'agit probablement de la passe de Hatia, par où l'Aran entre dans le Népal, ou de la passe plus orientale de Wallanchun, appelée aussi Tipta-la. Mais les Capucins semblent avoir entièrement ignoré la passe de Kirong (tibétain *Kyi-ron* « gorge du chien ») qui n'a, du reste, jamais été franchie par aucun explorateur, soit européen, soit indien. Elle est cependant réputée pour la route la plus facile entre Katmandou et Lhasa; elle ne s'élève qu'à 3 000 mètres et même elle est praticable aux chevaux. L'ambassade népalaise qui va porter tous les cinq ans le tribut à la cour de Pékin passe au départ par Kuti et revient par Kirong afin de ramener à Katmandou les poneys offerts en cadeau par l'empereur de Chine. C'est aussi par la passe de Kirong que les troupes chinoises, déjà maîtresses de Kuti, pénétrèrent au Népal en 1792. La méfiance réciproque des Népalais et des Tibétains s'est trouvée d'accord³ pour fermer cette passe, en raison de sa commodité même, afin de parer des deux côtés à des tentatives trop faciles.