Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t1.3
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t1.3
- Language
- French
v1.c2.s3.t1.3
Le nom du Népal n’est pas prononcé ici ; mais il ne saurait être question d’un autre pays. La profession même des orfèvres dénote leur origine ; le Népal alors comme aujourd’hui excellait au travail des métaux, et ses ouvriers comme ses produits étaient recherchés par les peuples plus barbares du Nord². La distance de deux mois de chemin correspond bien à l’éloignement réel. Le partage du royaume entre deux souverains est une autre caractéristique du Népal : depuis la fin du xvᵉ siècle jusqu’au début du xviiᵉ, la dynastie de Katmandou et celle de Bhatgaon régnèrent simultanément sur les deux moitiés du pays ; la dynastie de Katmandou, il est vrai, se scinda vers 1600, et Patan devint le siège d’une troisième dynastie. Mais en fait les rois de Katmandou et de Patan ne formaient qu’une famille et qu’un groupe, comme l’atteste trente-cinq ans après d’Andrada la relation du P. Grueber. Enfin les prétendues croix désignées sous le nom d’*Iandar* appartiennent en propre, et exclusivement, à la religion du Népal ; les missionnaires capucins installés au Népal pendant le xviiiᵉ siècle ne manquèrent pas d’en être frappés ; leur historien, Georgi, en donne même la description et le dessin à l’appui de ses théories sur l’origine manichéenne du boudhisme³. Le mot *Iandar* reproduit assez exactement le nom sanscrit du dieu Indra (vulg. *Inder*), en l’honneur de qui ces images sont dressées.