Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v2.c6.76.1
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v2.c6.76.1
- Language
- French
v2.c6.76.1
Tant de divinités et tant de sanctuaires ne laissent pas que d'encombrer la vie du fidèle. Le calendrier népalais semble consister dans une suite de jours fériés. Pèlerinages, processions, jeûnes alternent, avec une régularité monotone, agrémentés des repos forcés qu'imposent les cérémonies de la vie domestique, et des arrêts accidentels que prescrivent les astrologues. L'astrologie, qui joue un rôle si considérable dans la vie hindoue, est maîtresse souveraine au Népal ; les voyageurs chinois du VIIe siècle en étaient déjà frappés. Le cours des planètes, les éclipses, les conjonctions règlent la vie du foyer comme la politique royale. L'astrologue tire l'horoscope des nouveau-nés, calcule la date favorable aux mariages, aux traités, à l'entrée en campagne, interprète les signes et les prodiges, et dénonce les heures néfastes qui retardent le départ, interrompent le trafic, suspendent les entreprises. Je n'essaierai point ici d'analyser jour par jour le calendrier religieux ; fidèle au plan que je me suis tracé, je me bornerai à signaler les fêtes caractéristiques du Népal. Dans le calendrier Gourkha¹, l'année — qu'elle soit comptée dans l'ère çaka (78 ap. J.-C.) ou dans l'ère samvat (57 av. J.-C.) — commence le premier jour de vaiçâkha (avril) badi, quinze jours plus tard que dans l'Inde où le 1er de çaitra sudi est le jour de l'an. L'année du comput névar (880 ap. J.-C.) commençait en kârtika.