Pramāṇa · Search · About · API

A History of Hindu Chemistry from the Earliest Times to the Middle of the Sixteenth Century A.D. v1.c14.s1.17

A History of Hindu Chemistry from the Earliest Times to the Middle of the Sixteenth Century A.D. v1.c14.s1.17

Language
English

v1.c14.s1.17

" Les particules aqueuses, ayant acquis par les rayons du soleil et autres causes un plus grand degré de légèreté, se mêlent avec les particules aériennes, et s'élèvent en l'air : c'est cette combinaison que l'on nomme *vapeurs*. Par le moyen de cette combinaison, les molécules terreuses étant mêlées elles-mêmes avec les particules aériennes, s'élèvent aussi en l'air ; et c'est ce qu'on nomme *exhalaisons* : quelquefois aussi les particules aériennes se mêlent [immédiatement] avec les molécules terreuses. Il y a des philosophes qui appliquent également le nom de vapeurs à ces deux sortes de combinaisons élémentaires : ils désignent celles qui sont le produit des particules aqueuses, par le nom de *vapeurs humides* ou *aqueuses* ; et celles qui doivent leur formation aux molécules terreuses, par le nom de *vapeurs sèches* ou *fuligineuses*. Ce sont ces deux sortes de vapeurs qui forment au-dessus de la terre les nuées, le vent la pluie la neige et autres phénomènes semblables ; et dans l'intérieur du globe, les tremblements de terre les sources et les mines. On regarde les vapeurs comme le corps, et les exhalaisons comme l'esprit : des unes et des autres, suivant la diversité de leurs combinaisons et les différentes proportions dans lesquelles elles s'unissent, sont produites dans le laboratoire de la nature un grand nombre de substances diverses. Suivant ce qu'on lit dans les traités de philosophie, on ne compte pas plus de cinq espèces de minéraux : ceux qui sont infusibles à cause de leur sécheresse, comme le yakout ; ceux qui le sont à cause de leur humidité, comme le vifargent ; ceux qui se fondent promptement, mais qui ne sont ni malléable, ni combustibles, comme le vitriol ; ceux qui ne sont pas malléables, mais qui sont combustibles, comme le soufre ; ceux enfin qui sont malléables, mais incumbustibles comme l'or. La fusion d'un corps consiste dans la liquéfaction de ses parties, due à la combinaison de la sécheresse et de l'humidité : la malléabilité [ou ductilité] est la faculté qu'a un corps de recevoir peu à peu une augmentation d'étendue, tant en longueur qu'en largeur, sans séparation d'aucune de ses parties et sans aucune addition.