L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s1.10
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s1.10
- Language
- French
v1.c5.s1.10
Mais déjà nous entrons dans l'Inde du Nord, et dès lors les témoignages se multiplient et se complètent mutuellement. Les *stûpa* qu'a vus Hiuan-tsang dans les environs de Nagarahâra et de « Hi-lo » sont ceux qui furent violés avec plus ou moins de ménagements, de 1833 à 1836, par Masson et Honigberger autour de Jellalabâd et de Hidda⁴. Fa-hien, descendu dans l'Inde par l'Udyâna, les avait déjà visités au début du vᵉ siècle, en remontant la vallée du Kâboul-roûd(1). La dernière invasion anglaise de l'Afghanistan a permis en 1878 à un « correspondant de guerre » qui était en même temps un artiste, M. W. Simpson, de les examiner derechef au passage(2) : on n'en avait plus trouvé le loisir depuis la première (1838-1842), et peut-être serons-nous forcés d'attendre une campagne nouvelle pour recueillir à leur sujet de plus amples renseignements. Il s'en faut en effet que toute cette région de la « Frontière du Nord-Ouest » soit aisément accessible; si nous n'en sommes pas réduits pour les ruines situées entre Pêshawar (conquis par les Sikhs sur les Afghans en 1835) et Mânikyâla aux seules notes et trouvailles de Ventura et de Court(3), nous le devons au fait que ces localités ont passé depuis le milieu du siècle dernier sous la domination britannique avec le reste du Penjâb. C'est seulement en 1895 que l'expédition du Chitrâl a ouvert aux Européens une partie de la vallée du Swât(4) : encore a-t-il fallu le soulèvement de juillet 1897 pour qu'une colonne anglo-indienne pénétrât jusque dans le Swât supérieur et s'en vît camper sous les murs de Manglaor, la vieille capitale de l'Udyâna. Un autre coin du même pays, la vallée de