L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s1.19
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s1.19
- Language
- French
v1.c5.s1.19
LES NOMS SANSKRITS. — Le rapprochement entre les rapports des pieux voyageurs de jadis et les observations des archéologues actuels fournit en effet une base solide à l'identification des sites et permet de reconstituer dans ses grandes lignes la géographie ancienne du pays. C'est ainsi, par exemple, que l'emplacement des « quatre grands stûpa de l'Inde du Nord » dont Fa-hien nous parle², est connu, sauf pour l'un d'eux, avec une suffisante approximation. On sait qu'ils commémoraient les quatre grands miracles de charité accomplis par le futur Buddha au cours de ses existences passées. Celui du « don du corps » à la tigresse affamée, longtemps localisé par erreur à Mânikyâla, est à chercher dans les montagnes d'où débouche l'Indus³. Celui du « don de la tête » à Takşaçilâ et celui du « don des yeux » à Puşkarâvatî sont sûrement parmi les tertres qui se dressent encore au nord de Shâh-Dhêrî et de Chârsadda. Quant à celui du « don de la chair » (on se rappelle que l'offrande est faite à un vautour pour la rançon d'une colombe), Hiuan-tsang le place clairement sur les frontières du district de Pêshawar et du Bounêr, et M. A. Stein a cru justement le retrouver près du village de Girârai.