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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s1.22

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s1.22

Language
French

v1.c5.s1.22

Du même coup il déterminerait dans les ruines considérables de Panjkotai, près de Sounigrâm, l'emplacement du sanctuaire du Mahâvana : c'est là que le Bodhisattva, alors prince et fugitif, sachant sa tête mise à prix et n'ayant plus rien à donner à un pauvre, se fit livrer par ce dernier à son ennemi. Le lieu où, dans une autre existence encore, il avait écrit avec un de ses os brisés comme calame, sa moelle comme encre et sa peau comme parchemin un texte de la bonne Loi, serait à Goumbatai, près du gros bourg de Toursak. A ces identifications nous ajouterions volontiers¹ celle du mont Hi-lo avec l'Ilam, dont les sources et les ruines sont restées un but de pèlerinage pour les marchands hindous établis dans les bazârs de la frontière indo-afghane. Enfin nous sommes entièrement d'accord avec M. A. Stein quand il reconnaît l'extrême vraisemblance des localisations proposées par le colonel Deane pour l'Udyâna, notamment celles de Moung-kie-li (*Mangalapura*) à Manglaor et du Chan-ni-lo-che dans la vallée d'Adinzai, avec leurs contingents obligés de monastères et de *stûpa*². Si les *political officers* des expéditions de 1878-1880 avaient eu au même degré le sens et le goût de l'archéologie, nous aurions des données plus précises sur l'emplacement des sanctuaires de la « prédiction de Dîpaṅkara » près de Nagarahâra ou de l'« os du crâne » près de Hidda, dans la vallée de Kâboul, et nous ne serions pas réduits au seul témoignage de Hiuan-tsang³ sur l'existence de nombreux monuments bouddhiques dans la région de Ghazni.