L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s2.10
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s2.10
- Language
- French
v1.c5.s2.10
LES FOUILLES OFFICIELLES. — Rien ne fait mieux mesurer l'étendue du mal que nous venons de signaler que le contraste entre le nombre considérable des ruines fouillées et le petit nombre des fouilles sur lesquelles nous possédons quelques renseignements. Les premières dont on ait gardé la trace imprimée sont celles que les lieutenants Lumsden et Stokes exécutèrent en 1852 dans les ruines de Jamâl-Garhî (fig. 65-66²), découvertes quatre ans auparavant par Cunningham; de leurs trouvailles, qui périrent en 1866 dans l'incendie du Crystal Palace, il ne reste que les lithographies accompagnant l'article que leur avait consacré E. C. Bailey, dans le *Journal de la Société asiatique du Bengale*³. En 1863, dans le même recueil, I. Löwenthal nous entretient des statues et bas-reliefs trouvés dans les environs de Pêshawar et de Naogram(1). En 1864, l'intéressant « Rapport sur les Yoûsoufzais » du Dr Bellew joint, à un aperçu des nombreux monuments anciens du pays, des détails précieux sur ceux qu'il avait particulièrement explorés à Shahr-î-Bahlol(2) et à Takht-î-Bahai (fig. 1 et 63). C'est surtout à ce dernier site que travaillèrent, en 1869-1870, les sapeurs du général Mac-Lagan, et c'est encore de lui que provenait en grande partie la collection rapportée peu après en Europe par le Dr Leitner(3).