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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s2.31

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s2.31

Language
French

v1.c5.s2.31

Un nouvel essai, celui-ci plus heureux, fut tenté en 1883, toujours sur les indications et même la lointaine direction du major Cole³. S'attaqua — non plus manu militari; cette fois, ce furent les villages qui fournirent la main-d'œuvre — aux nombreux couvents cachés dans chaque repli de montagne entre Kharkai et Kaçmîr-Smats. La charge des fouilles fut surtout confiée au jemadâr Kaleh-Khân, qui avait déjà eu l'occasion de faire son apprentissage d'archéologue, pendant la dernière guerre afghane, aux dépens des *stûpa* de Jellalabad. On ne saurait blâmer la façon dont le brave subalterne indigène exécuta sa consigne. Si les bâtiments sont mal déblayés et les plans fort rudimentaires, du moins la moisson de sculptures fut des plus abondantes. Le couvent de Sanghao en fournit à lui seul 134, et celui de Koi-Tangai, près de Miyân-Khân, plus de 300. Le « monastère supérieur » et le « monastère inférieur » de Nathou¹ en livrèrent chacun 79, sans compter les pièces de stuc. En somme 503 statues et bas-reliefs sortirent de quatre misérables emplacements, qui tous ensemble tiendraient à l'aise dans un carré de quarante mètres de côté. Quelques coups de pioche donnés deci, delà, dans d'autres sites du voisinage, Mala-Tangai, Mîr-Jahan, Babouzai, portèrent le nombre total à plus de 700 : et l'exploration de ce canton est loin d'être achevée. Il faut s'applaudir qu'on ait eu l'idée de marquer tous ces morceaux de la lettre initiale du lieu de leur trouvaille : c'est ainsi l'une des rares collections dont l'origine exacte soit encore aujourd'hui connue.

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