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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s2.34

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s2.34

Language
French

v1.c5.s2.34

Elle partage, il va sans dire, ce mérite avec celle que le colonel Deane tira en 1889 d'un coin du ravin non moins insignifiant et aride de Sikri ou Shikar-Tangai (le Val de la chasse). Ces fouilles méritent une place à part, non seulement à cause des chefs-d'œuvre qui se trouvent au nombre des quelque 400 sculptures recueillies, mais aussi en raison de la méthode avec laquelle elles furent dirigées² et qui nous vaut de posséder au milieu de la galerie archéologique de Lahore une base ronde de *stûpa* dans son état original (fig. 73). Une chance du même genre et non moins méritée échut encore au colonel Deane, quand, de concert avec M. Stuart Waterfield, il découvrit près de Gandhairi, également *in situ* et enfouie sous quelques pieds de terre, une autre petite base carrée à peu près intacte : divers fragments, et notamment les débris du pinacle de parasols qui gisaient à côté, ont permis de tenter une reconstruction de cet édicule¹, qui, après avoir décoré le jardin de la maison du magistrat à Pêshawar, orne à présent le vestibule du Musée de Calcutta (fig. 72).