L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s3.23
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s3.23
- Language
- French
v1.c5.s3.23
Collections anglaises. — Si nous continuons à présent nos recherches en dehors de l'Inde, nous serons étonnés de la pauvreté des musées là même où l'on s'attendait à les trouver le mieux pourvus, à savoir en Angleterre. Cela tient à plusieurs raisons. Tout d'abord la première collection qui y avait été apportée a été détruite, comme nous avons dit plus haut, dans l'incendie du Crystal Palace (1866). Une autre, plus importante et composée par Cunningham de morceaux de choix, périt en 1885, au large de Ceylan, dans le naufrage de l'Indus. Mais surtout les nombreux envois faits en Angleterre s'éparpillent dans des maisons particulières. La plupart même des objets du Gandhâra exposés à l'Indian Museum de Kensington (Londres), si l'on excepte vingt-quatre sculptures sur pierre et une cinquantaine de moulages, ne lui sont que temporairement prêtés; il en résulte, ainsi que nous avons pu le constater, que leur nombre et leur nature sont des plus variables. Les vitrines 58 à 76 de la salle Asiatique du British Museum (North Gallery, Room III) sont surtout meublées par des dons de Fergusson, Cunningham, W. Franks, etc., auxquels sont venus s'ajouter, outre certaines acquisitions, ceux du colonel Deane (provenant de Kafirkot, Swât, 1899) et de M. S. Waterfield (1902). Une quinzaine d'échantillons se rencontrent encore à l'Université d'Édinbourg et une demi-douzaine d'autres ont été acquis