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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s2.13

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s2.13

Language
French

v1.c6.s2.13

Pour nous résumer, si le Gandhâra a connu des procédés plus archaïques de construction — et dont l'un notamment, dit en bel appareil, avait déjà été employé dans le revêtement des vieux stûpa de l'Inde, — il semble, d'autre part, qu'il ait assez promptement créé un type de maçonnerie original et parfaitement adapté aux ressources comme aux besoins de la contrée. C'est justement ce style qui prévaut dans l'immense majorité des ruines où ont été retrouvées les sculptures dont nous aurons à nous occuper. Il est à croire qu'il s'était imposé à la fois par son bas prix et par sa solidité. Que ce fussent ces qualités que l'on recherchât par-dessus tout et non l'agrément que pouvait présenter à l'œil la régularité de ses stries, la preuve nous est fournie par le fait que ces dernières étaient ensuite cachées sous un enduit. Pas plus que les vihâra, les stûpa n'étaient exempts de ce crépissage. Les personnes qui ont eu à en parler — explorateurs, sergents du génie ou archéologues — emploient indifféremment plusieurs termes : Masson dit « ciment »; Wilcher dit « plâtre »; Cunningham dit « stuc ». Il devait évidemment y avoir des distinctions à faire. Par l'épithète sudhâmṛttikâlepana appliquée à un stûpa, le Mahâvastu entend sans doute que ce dernier avait reçu un enduit de terre glaise recouvert d'une couche de lait de chaux. Au contraire, quand Hiuan-tsang, dès son arrivée en Bactriane, signale « un stûpa haut d'environ 200 pieds et revêtu d'un enduit aussi dur (ou poli) que le diamant », il a non moins clairement dans l'esprit ce vajralepa dont la Bṛihat-Saṃhitâ nous donne la recette fort compliquée¹. Mais, presque partout, et analyse faite², ce crépi était du simple ćunnam (skt. cûrṇam), c'est-à-dire proprement un mortier de chaux mélangé de sable dont l'usage, de bonne heure répandu dans l'Inde, s'y est toujours conservé. Hiuan-tsang n'a garde d'omettre cette coutume, sous la rubrique « édifices », dans la notice générale qu'il a consacrée à la péninsule¹ : nous verrons bientôt tout le parti décoratif qu'en avaient su tirer les artistes du Gandhara (p. 192). Nous devons constater, dès à présent, qu'en trop d'endroits la couche de mortier a été respectée par le temps et adhère encore par larges plaques aux murailles (sur la figure 66 elle est visible à plusieurs places),

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