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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s2.43

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s2.43

Language
French

v1.c6.s2.43

VOÛTES ET PLAFONDS. — Bien entendu, la question ne se pose expérimentalement, ici encore, qu'à propos des couvents des collines. Or les conditions spéciales du site ont si bien réagi sur la disposition de ces bâtiments, que Cunningham a cru pouvoir affirmer que toutes les chambres étaient, comme il dit, « dômées ». Il y a là une manifeste exagération. Assurément, quand Hiuan-tsang nous parle « des solives et des poutres sculptées » des monastères, il doit avoir surtout en vue ceux des plaines, où le bois ne semble pas avoir été employé avec moins de profusion à la construction et à la décoration des sanghârâma que des stûpa. Mais il ne faudrait pas croire que l'emploi du bois — si supplanté qu'il y fût par celui de la pierre — fût radicalement inconnu dans les édifices des collines, surtout en un temps où le pays n'avait pas encore été déboisé par l'incurie musulmane². En maints endroits, l'œil rencontre les trous carrés et régulièrement espacés que l'extrémité des poutres laissés dans les murailles, ou les petits rebords préparés pour leur fournir un point d'appui. Cunningham lui-même à Takht-î-Bahai, S. Grant à Kharkai, A. Crompton à Jamâl-Gaṛhî, ont reconnu à ce signe l'existence d'habitations à deux étages¹ :