L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s2.53
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s2.53
- Language
- French
v1.c6.s2.53
Ces réserves nécessaires faites, nous sommes prêt à admettre que, dans les couvents des collines, où les chambres sont en général de petites dimensions, presque toutes étaient sinon « dômées », au moins voûtées. Ce dernier terme est, en effet, le seul qui puisse s'appliquer à un certain nombre d'entre elles, en raison de leur forme rectangulaire. M. A. Stein a ainsi relevé, près de Panjkotai (Bounêr), un groupe de salles dont les plus grandes mesurent intérieurement jusqu'à 3 m. 65 de large sur 10 m. 50 de long¹. Nous en avons vu d'analogues, également pourvues de belles ouvertures cintrées, dans les ruines de Tarêli. La photographie d'un échantillon assez pauvre de Dîgar a cet avantage qu'il permet de se rendre compte du système ordinaire de leur construction (fig. 35). Nous ne recommencerons pas à le décrire; cela revient en somme à couper un couloir voûté, du genre de celui de Rânîgat (fig. 34), par deux murailles de refend. On voit encore ici les pierres des deux épaisses parois latérales se dépasser peu à peu pour se réunir enfin au sommet d'une arche naturellement surélevée, mais non