L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s2.t1.3
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s2.t1.3
- Language
- French
v1.c6.s2.t1.3
distinctions à faire parmi ces chambres voûtées. Celles que recèle la terrasse de Sanghao (fig. 36) étaient, sans doute, des celliers. Celles qui avoisinent le stûpa de Top-Darra étaient apparemment des cellules. Celles de la première cour de Takht-î-Bahai (fig. 45) étaient sûrement des chapelles. Nous réserverons enfin le nom de temples pour les édifices isolés, pareils à ceux que nous avons rencontrés au Swât, dans la passe de Chârkotlaï ou aux abords de celle de Chêrat (fig. 38 et 39). Ce sont des tours rondes à l’extérieur comme à l’intérieur, et mesurant jusqu’à 5 et 6 mètres de diamètre. Toutes deux ont perdu leur porte (la preuve que celle-ci était cintrée a cependant survécu à Chârkotlai); mais l'une a gardé ses deux fenêtres et l'autre une des deux niches qui encadraient son entrée. Nous voyons bien encore, ici, qu'un escalier extérieur montait au sommet, là, que des modillons de pierre soutenaient la corniche; malheureusement, leur dôme à toutes deux s'est écroulé. Force nous est donc, comme à propos du stûpa, de nous adresser aux reproductions des bas-reliefs, si nous voulons faire connaissance avec la silhouette complète de ces édifices.