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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s2.t1.5

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s2.t1.5

Language
French

v1.c6.s2.t1.5

LE DOUBLE DÔME. — Heureusement il n'est pas difficile, avec un peu d'attention, de relever parmi les sculptures actuellement connues plus d'une représentation de vihâra isolés. Sur deux bas-reliefs du Musée de Lahore, l'auteur — car ils sont de la même main — a placé à côté d'eux des moines en méditation, comme s'il tenait à joindre son témoignage à celui des fouilles pour nous attester le caractère bouddhique (nous ne disons pas : exclusivement bouddhique) de ces monuments (fig. 40). Est-ce la peine de faire observer que le dédain des proportions n'est pas moindre ici que tout à l'heure, quand il s'agissait de figurer des *stûpa* (cf. fig. 22-24)? Nous ne serions même pas surpris que la pseudo-tour, ronde et sans ouverture, représentée la première, en haut et à droite, ne fût qu'un simple reliquaire; et pourquoi, en effet, l'artiste se serait-il fait davantage scrupule de donner à une boîte qu'à un temple la taille d'un moine accroupi? L'important pour lui est de meubler toute la hauteur de sa minuscule frise. Si nous concentrons notre attention sur le couronnement des véritables édifices, nous constatons que c'est un dôme arrondi et surmonté d'un champignon, ou, plus volontiers, un double dôme. Dans ce