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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s3.t2.1

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s3.t2.1

Language
French

v1.c6.s3.t2.1

En résumé, les ruines des plaines, si estompées qu'en soient les lignes, nous permettent de discerner — de façon, il est vrai, quasi-schématique — les trois combinaisons élémentaires du stûpa et du sanghârâma. Là se bornerait, en attendant des fouilles bien conduites, tout ce que nous pourrions entrevoir du dessin général de la fondation bouddhique, si les couvents des collines ne nous offraient ici encore, en manière de compensation, la sécheresse de leur tracé de pierre. Malheureusement ils ont eu, eux aussi, beaucoup à souffrir du temps et des hommes. Après avoir passé en revue la plupart des ruines qui se pressent dans les passes ou sur les sommets de l'Udyâna et du Gandhâra, nous avons trouvé que celles de Takht-î-Bahai et de Jamâl-Garhî, les plus anciennement connues, étaient, dans leur ensemble, les mieux conservées; ce sont également celles qui ont été fouillées avec le plus de suite, sinon de méthode, et dont les plans (fig. 64 et 65) ont été dressés avec le plus de soin. A vrai dire, ces derniers ne laissent pas, à première vue, de paraître fort compliqués. Bien entendu, nous y reconnaissons aussitôt — quoique sur une plus petite échelle, car la place est ici mesurée — la même disposition d'ensemble en « quadrangles »; mais autant l'esprit restait confondu tout à l'heure devant les masses informes et terreuses des tumuli, autant il risque maintenant d'être dérouté à la fois par l'embrouillement et par l'éparpillement de tous ces petits murs de schiste. Plus que jamais il importe donc de procéder avec ordre et en passant, selon l'adage, du simple au composé.