L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s3.t2.34
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s3.t2.34
- Language
- French
v1.c6.s3.t2.34
du Râja, à Shahr-i-Bahlol, et son «fort», sur les crêtes de Takht-i-Bahai. Les imposants bastions de Rânîgat et de Kaçmîr-Smats étaient assurément capables de soutenir un siège, si même ils n'avaient pas été bâtis à cette intention ¹. Sur le plan de Jamâl-Garhî, on peut suivre les lignes de murailles qui relient entre eux les divers bâtiments et semblent renforcer le côté le moins escarpé de la colline (fig. 65). Un observateur non averti se croirait en présence d'une place fortifiée et prendrait aisément le change sur la véritable nature de l'établissement. Mais ce sont là autant de points que nous ne pouvons qu'effleurer ici; comment toutefois s'empêcher de remarquer à quel point ces couvents, avec leur isolement, leurs réserves de provisions, leur position dominante dans le paysage et leurs facilités de défense, présentent déjà tous les traits caractéristiques que les voyageurs nous rapportent de ceux du Ladâkh et du Tibet?