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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s3.t2.51

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s3.t2.51

Language
French

v1.c6.s3.t2.51

gisaient sous des monceaux de débris et étaient plus ou moins défigurées¹. » Les lieutenants Grant et Crompton sont également d'accord sur le point de savoir que les ruines par eux explorées avaient été dévastées et « détruites volontairement, et non par l'effet d'un délabrement naturel ». Les statues, notamment, étaient renversées la face contre terre, souvent brisées et leurs fragments dispersés à dessein. Toutes les sculptures de Jamâl-Garhî, sauf une seule série de bas-reliefs, avaient été ainsi « précipitées de leur position primitive » : et, comme pour démentir par un fait exprès la règle générale que nous venons à peine d'énoncer, il se trouve que cette unique série n'appartenait ni à un *stûpa*, ni à une chapelle! Elle décorait, en effet, les seize contre-marches de l'escalier¹ qui descendait du rond-point du sommet (fig. 65, n° 1) à la première cour quadrangulaire (n° 2). Ce hasard heureux prouve avec quelle prodigalité les décorateurs de ces monuments distribuaient les sculptures; il nous enseigne en même temps à nous interdire toute affirmation trop tranchante au sujet de cette distribution.