L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s3.t2.54
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s3.t2.54
- Language
- French
v1.c6.s3.t2.54
LA DÉCORATION DU STÛPA. — A Barhut et à Sânchi, toute la décoration est concentrée sur la balustrade ou ses portes monumentales ; à Mânikyâla, la balustrade elle-même n'est plus, comme nous avons vu, qu'un ornement figuré sur la base de la coupole (fig. 9), et la plupart des grands topes du Nord-Ouest se contentaient d'une ornementation purement architecturale, faite de moulures, de pilastres et, plus rarement, de niches (cf. fig. 16 et 17-18). En fait, ce sont les plus petits *stûpa* qui sont le plus richement décorés de sculptures. Aussi bien au Gandhâra que sur les modèles d'Amarâvatî (fig. 68), ils en étaient revêtus de la base au pinacle. Certains même — et ce ne sont pas les moins intéressants pour l'archéologue — étaient littéralement composés de bas-reliefs. On les construisait, en effet, avec des dalles d schiste sculptées et ajustées ensemble soit au moyen de crampons de fer, soit à l'aide de tenons et de mortaises, tout comme s'il se fût agi de panneaux de bois. On peut voir sur la figure 69 des exemples de ces procédés, notamment dans la double rainure creusée au dos d'un pilastre de coin pour encastrer à angle droit les tranches latérales de deux tablettes, et dans les entailles ménagées aux deux extrémités de la