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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s3.t2.56

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s3.t2.56

Language
French

v1.c6.s3.t2.56

tranche supérieure d'une autre tablette pour recevoir les attaches de métal. Les marques que les maçons y ont encore laissées, fleurettes, signes conventionnels ou lettres de l'alphabet (sur la figure 69 d, on lit un i, etc.), achèveraient de prouver, s'il en était besoin, que les diverses pièces étaient préparées séparément et d'avance pour être ensuite montées d'après un plan préconçu. Nous avons ramassé sur les terrains de fouilles quantité de ces crampons qui servaient à consolider tout l'assemblage (1), et des spécimens caractéristiques d'édicules élevés sur ce système ne manquent pas. La figure 208 nous montrera de petites bases carrées qui ne sont faites, pour ainsi dire, qu'avec quatre scènes de la vie du Buddha. D'autres se composaient de huit scènes, comme celle de la figure 71 dont on retrouvera les deux grandes faces sur la figure 184, et l'une des faces intermédiaires (la quatrième est trop mutilée pour valoir la peine d'être reproduite) sur la figure 184. Plus compliqué, mais moins sûr, le petit stūpa de Gandhairi (fig. 72) compte, sous la forme qui lui a été prêtée par son dernier montage, plusieurs assises de bas-reliefs. Que le soubassement fût rond ou carré, on plaçait d'ordinaire par-dessus un ou plusieurs tambours circulaires, également ornés de sculptures. Sur les figures 70 à 72, ces tambours sont encore faits d'une seule pièce, ou simplement rapiécés : mais, entre les monuments de plus de dix mètres et ceux qui en ont moins de deux, il y avait place pour des édifices moyens et d'où ces mêmes frises décoratives n'étaient nullement bannies : seulement les nécessités techniques de leur exécution exigeaient qu'on les fractionnât, pourrait-on dire, en « métopes » de dimensions telles qu'il fût aisé de s'en procurer les matériaux et de les ouvrer. La plupart des bas-reliefs sont des morceaux détachés d'une ces suites horizontales et mesurent en hauteur de 0 m. 10 à 0 m. 25. Les treize panneaux qui encerclaient la base ronde de Sikri (fig. 73) ont 0 m. 33, et ceux qui s'alignaient sur la grande base carrée de Loriyân-Tangai (fig. 3-4), 0 m. 41 de haut, cadre non compris (2). Mais déjà nous approchons de la limite décorative usuelle, au moins pour ce qui est de la pierre : car nous verrons tout à l'heure que l'emploi de la chaux ne comportait pas les mêmes limitations. Toutefois la hauteur maxima des bas-reliefs de schiste à un seul [Figure: FIG. 70. — ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D'UN STŪPA. Base, dôme et couronnement (d'après une phot. prise à Mardān). Hauteur totale : 0 m. 33. Parasols (n°s 1118 et 1227-1230 du Musée de Lahore). Hauteur totale : 0 m. 40.]

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