Pramāṇa · Search · About · API

L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s3.t2.65

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s3.t2.65

Language
French

v1.c6.s3.t2.65

Nous n'avons pas de doutes, pour notre part, au sujet de ce détail de la restitution, ayant pu en contrôler de nos yeux l'exactitude sur la base fraîchement déblayée d'un petit *stûpa* voisin de Shâh bâz-Garhî. C'est donc à tort, selon nous, que Cunningham a cru pouvoir tenter une restauration où quatre de ces avant-corps d'animaux (dans l'espèce, il s'agit d'éléphants) sont posés dos à dos sur le chapiteau d'un pilier, alors qu'il faut en réalité chercher leur place au ras de terre¹. Nous hésiterions davantage à assigner le même emplacement à une série de panneaux triangulaires (fig. 119-123, 125) qui, pourtant, ne doivent guère avoir servi à autre chose qu'à parer des coins de soubassements ou d'escaliers. Nous pouvons en revanche nous montrer tout à fait affirmatif sur l'usage de la bizarre console décorative de la figure 89, originaire de Takṣaçilâ et aujourd'hui au British Museum : elle servait très probablement de lampadaire et, autour du dôme de l'ancien *stûpa* de Chakpat (fig. 10-12), les fouilles en ont fait découvrir *in situ* de toutes pareilles, qui depuis ont été transportées à Calcutta. Dans les petits édicules, le dôme lui-même était composé d'une seule pierre intérieurement évidée, extérieurement ornée d'une rosace de pétales²; mais le trait le plus notable est qu'on s'était avisé de relever sa nudité en le flanquant de quatre fausses niches formant saillie, comme les lucarnes d'un toit (cf. fig. 70, 71 et 72, ces deux dernières incomplètes). C'est ce motif, où nous avons déjà reconnu la section d'une façade de chapelle (cf. fig. 47-48), que nous convenons d'appeler « pignon de *stûpa* ». Tous les spécimens déjà cités sont faits d'une seule pièce (cf. encore fig. 183, 192); mais il y en avait d'autres qui se montaient en plusieurs morceaux. Tel était le cas de ceux du grand *stūpa* de Loriyān-Tangai (fig. 3-4) qui, d’après les débris retrouvés, mesuraient presque exactement 3 mètres de hauteur. L’arche du sommet de deux d’entre eux est représentée sur les figures 233 et 271; la partie moyenne était subdivisée en trois fragments, et il devait en être de même de la partie inférieure, en suivant les lignes que marquent également sur la figure 225 de grosses guirlandes de feuillage. L’inspection de cette dernière image nous fait comprendre l’origine d’un assez grand nombre de dalles, de forme trapézoïdale ou rectangulaire, partagées en plusieurs compartiments superposés et d’ordinaire bordées de figurines. Celle,

Cites (2)