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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s3.t2.72

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s3.t2.72

Language
French

v1.c6.s3.t2.72

LA DÉCORATION DU VIHÂRA. — Si la plupart des bas-reliefs servaient ainsi à déguiser sous leurs ciselures de pierre la lourdeur massive des stûpa, il n'en faudrait pas conclure qu'ils fussent radicalement exclus de la décoration des chapelles. Sans parler des moulures du soubassement ou des corniches, des chapiteaux des colonnes et des autres ornements d'architecture, nous voyons sur le modèle de la figure 75 que, parfois, le dôme des vihâra était également orné de frises et flanqué de pignons. Des témoignages certains prouvent que l'intérieur même n'échappait pas à cette contagion décorative qui gagnait, comme nous avons vu, jusqu'aux contre-marches des escaliers² : « Sur les murs en pierre qui entourent le vihâra, d'habiles sculpteurs ont représenté, dans les plus grands détails, tous les actes du Tathâgata quand il menait la vie d'un Bodhisattva... » Ainsi parle Hiuan-tsang à propos d'un temple de Kanauj (Kanyâ-kubja) : au sujet des vihâra de Takht-î-Bahai (fig. 45-46), Cunningham ne se montre pas moins catégorique³ : « Leurs murailles latérales, et aussi probablement les espaces vides sur la muraille du fond, étaient ornés de sculptures en relief représentant diverses scènes mémorables de la vie du Buddha. » La ressemblance des procédés est encore accentuée par le fait que ces panneaux étaient, comme tout à l'heure, maintenus en position par de grands clous de fer. Inversement, il serait inexact de dire que les statues ou les stèles soient spéciales aux chapelles et totalement absentes des stûpa. Au rapport de M. A.-E. Caddy, le long de la grande base exhumée par lui à Loriyân-Tangai, régnait une corniche, large d'environ trois pieds et qui servait, selon ses expressions, d'« iconostase » à une série d'images debout et assises (cf. fig. 3-5 et 76). Qu'on en rapproche tout de suite celles qui, non contentes d'en orner le pourtour, sont enchâssées dans la paroi des *stûpa* d'Ali

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