L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s1.t2.2
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s1.t2.2
- Language
- French
v1.c7.s1.t2.2
LES TROIS ORDRES. — Continuons en effet notre revue des ornements d'architecture; nous en étions restés aux piliers indo-persans; aux autres modèles qui s'en rencontrent, Cunningham propose encore, et avec non moins de raison, d'appliquer l'épithète d'« indo-grecs »(1). L'idée lui était chère que les trois ordres helléniques avaient pénétré dans le nord-ouest de l'Inde avec les Grecs eux-mêmes. Si l'on entendait par là que des temples doriques, ioniques ou corinthiens ont été construits dans le Penjâb, la thèse serait plus que risquée et tout ce que nous avons vu plus haut de l'architecture du pays la réduirait à néant; mais, si l'on veut seulement dire que des pilastres ou des colonnes plus ou moins conformes à ces trois styles y ont été employés dans la décoration des édifices, l'assertion n'a plus rien que de très vraisemblable. A la vérité, nous ne possédons, au Gandhâra même, de preuves abondantes que pour l'usage de l'acanthe corinthienne; mais à Takşaçilâ Cunningham, à Hidda W. Simpson ont trouvé des débris d'ordre vaguement ionique; et, quant aux colonnes pseudo-doriques du Kaçmîr, nous n'imaginons pas par quel autre chemin elles lui seraient venues.