Pramāṇa · Search · About · API

L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s1.t3.7

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s1.t3.7

Language
French

v1.c7.s1.t3.7

d'homme, les centaures de Mathurâ et du Gandhâra (cf. p. 211); mais il est bien clair, par la comparaison des figures 88 *c* et 124, qu'il est seulement imité des tritons classiques. Bien mieux, il n'est pas sûr que le *kinnara* de la figure 79 soit une adaptation gréco-bouddhique de celui de Barhut; pas plus que les griffons, les dragons, les sphinx ou les harpies, l'art hellénistique n'ignore ces êtres au buste terminé par des rinceaux d'acanthes : on en peut voir un au Louvre en train de faire boire un lion ailé¹. Ainsi, à mesure que nous serrons de plus près nos documents, l'apport matériel de l'Inde dans la décoration du Gandhâra diminue et se réduit, en fin de compte à quelques ornements tirés de la flore ou de l'architecture locales. Encore faut-il remarquer que le lotus avait déjà été utilisé en Égypte et en Perse; il serait même loisible de soutenir que la feuille du figuier sacré ou l'arche en fer à cheval ont pu être copiées d'après nature et que leur emploi n'implique nullement l'imitation directe d'un bas-relief.

Cites (1)