L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t2.11
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t2.11
- Language
- French
v1.c7.s2.t2.11
est qu'à Amarâvatî le Bodhisattva a déjà pris par anticipation la forme d'un éléphant, et, par suite, se montre tel au départ qu'il sera à l'arrivée. Les sculpteurs de Boro-Boudour, au contraire, lui laissent à cette occasion la forme humaine, sans s'occuper du fait qu'il aura à changer d'aspect en route : aussi bien pourraient-ils plaider pour leur défense que, s'il est censé entrer dans le sein de sa mère sous la forme d’un éléphant, il en est ressorti sous la forme humaine. Il y a mieux encore à alléguer : le *Lalita-vistara* (ch. VI) fait également quitter le ciel des Tuṣitas au Bodhisattva assis sous un pavillon au milieu de son divin cortège et nous explique en grand détail qu’il était installé du côté droit dans le sein de Mâyâ, marqué de tous les signes du grand homme, assis sur un trône et sous un jeu de trois pavillons de pierres précieuses emboîtés les uns dans les autres, le tout à la taille d’un enfant de six mois : cela
Cites (1)
- Lalitavistarā — Haribhadra Sūri, Sanskrit