L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t2.27
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t2.27
- Language
- French
v1.c7.s2.t2.27
c'est « Indra qui reçut dans ses mains le nouveau-né ». L'étude directe des seules sculptures, sans parler du témoignage du *Buddha-carita*¹, aurait d'ailleurs suffi à nous prouver que tel était bien le parti auquel l'école du Gandhâra s'était résolue. A une ou deux exceptions près, c'est Indra, tel que nous apprendrons bientôt à le reconnaître, grâce à son turban ou à son diadème en forme de toque, qui d'abord se présente, tendant ses mains recouvertes d'une étoffe à l'enfant du miracle, tandis que derrière lui Brahmâ, seulement coiffé du haut chignon qui lui a valu son surnom de Çikhin, joint dévotement les mains ou, par un geste déjà familier aux vieux sculpteurs indigènes (cf. fig. 240), se mord les doigts de surprise¹. Du même coup, nous apprenons ce que nous allons encore vérifier à propos des scènes suivantes : Brahmâ, qui reprendra le premier rôle dans les scènes appartenant au cycle de la Bodhi, cède au contraire le pas à Indra dans toutes celles qui se rapportent au cycle de la Nativité.
Cites (1)
- *Buddhacarita — Sanskrit