L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t2.41
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t2.41
- Language
- French
v1.c7.s2.t2.41
LE BAIN. — Ce n'est pas davantage sur un lotus, comme le voudrait le Lalita-vistara, mais sur un trépied, d'ailleurs fort élégant, que le même artiste campe ensuite le Bodhisattva pour le bain (fig. 156); toutefois il n'oublie pas de faire planer un parasol au-dessus de sa tête. Deux suivantes aux robes bien drapées et au lourd chignon le soutiennent, tandis qu'Indra, toujours à sa gauche, et Brahmâ — cette fois sous la forme d'un brahmacârin aux cheveux flottants, et pareil à celui des figures 139-141 — versent chacun sur lui le contenu d'une cruche; ce n'est pas autrement que l'on douche les enfants dans l'Inde d'aujourd'hui. Deux autres personnages, sans doute divins, assistent avec révérence à la cérémonie. Simples spectateurs, ils ont pu être omis sans inconvénient sur les trois autres répliques que nous connaissons encore à Calcutta et à Lahore. Par ailleurs, nous y retrouvons (cf. fig. 157) le trépied, les deux femmes et les deux mêmes dieux, celui de gauche (Indra) enturbanné et portant un foudre, celui de droite (Brahmâ) seulement coiffé de ses cheveux. Toutefois aucune de ces répliques n'approche de la finesse de celle de Mardân, encore que toutes reproduisent un modèle commun.