L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t2.48
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t2.48
- Language
- French
v1.c7.s2.t2.48
LE RETOUR DU PARC DE LUMBINÎ. — Deux bouts de frise, l'un conservé à Calcutta et l'autre à Lahore (fig. 157) nous montrent cette scène immédiatement après celle du bain; un troisième fragment, qui fait partie d'une collection privée d'Angleterre, l'encadre entre l'enfantement et une procession qui vient à sa rencontre en dehors des murs de Kapilavastu (fig. 158). Le premier et le dernier font par exception traîner Mâyâ, tenant son fils entre ses bras, dans un char recouvert d'un dais, comme les *rath* actuels, et attelé soit de bœufs, soit même de lions. Celui de Lahore rentre au contraire dans la formule la plus habituelle (cf. fig. 159 et 160 *c*) en plaçant la mère et l'enfant dans une litière (*çivikâ*). En cela il se sépare nettement du *Lalita-vistara*, mais reste d'accord aussi bien avec le *Buddha-carita* que le *Mahâvastu*, quel que soit d'ailleurs le genre de relations que nous devions imaginer entre le bas-relief et ces textes. Le passage du *Mahâvastu* est particulièrement édifiant pour nous, en raison de la naïveté avec laquelle il nous laisse surprendre la façon dont se fabrique un motif légendaire : « Le roi Çuddhodana
Linked texts (2)
- Mahāvastu — Sanskrit
- *Buddhacarita — Sanskrit