L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t2.65
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t2.65
- Language
- French
v1.c7.s2.t2.65
Si les énumérations que donnent les textes des sept saha-jâta ou « nés ensemble » diffèrent, il en est trois sur lesquels ils tombent tous d'accord. Outre que leur rôle était particulièrement connu de la légende, ces trois « trésors » s'empruntaient en effet tout naturellement à la liste de ceux du Cakravartin : ce sont ceux de la future femme, du futur cheval et (avec un jeu de mot facile sur le sens de pariṇayaka) du futur « conducteur » de ce cheval. Il n'y a pas de doute pour nous que ce ne soit justement le poulain Kaṇṭhaka que nous voyons, sur le n° 412 du Musée de Lahore, fort occupé à teter la jument, sa mère; en même temps, celle-ci s'abreuve dans une grande auge hémisphérique devant laquelle est agenouillé un palefrenier. Nous retrouvons exactement la même scène sur un autre fragment, le n° G. 103 de Calcutta (voir fig. 163). Mais, de plus, nous nous apercevons que le saice de la jument est devenu en même temps l'heureux père de l'enfant qui sera un jour, par droit et devoir héréditaires de sa caste, le conducteur du poulain. Une femme assise, apparemment la mère, se sert d'une auge en guise de cuve pour donner au petit Chandaka son premier bain. La scène se passe, il va de soi, dans les communs du palais de Çuddhodana : ne voyez-vous pas les chevaux qui passent la tête par-dessus le mur des écuries ? Mais ce qui nous importe surtout, c'est que les prétendues « scènes domestiques » de Cunningham rentrent ainsi dans la loi générale et ne