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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t3.27

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t3.27

Language
French

v1.c7.s2.t3.27

On pourrait, d'autre part, être tenté de reconnaître dans le n° 121 du Musée de Lahore¹ l'entretien que Çuddhodana eut avec son fils à la suite du refus du père de la fiancée et où fut décidé le tournoi. Le Bodhisattva, tenant par contenance un lotus, serait assis à la gauche de son père qui, le bras droit appuyé sur le dossier de son siège, ouvrirait la main tout en discourant : derrière eux, des femmes agitent des écrans et quelques assistants dûment édifiés les entourent : c'est tout à fait ainsi qu'on imaginerait l'entrevue en question. Il n'y a à cela qu'un malheur : c'est que les deux moitiés dont se compose le bas-relief sont artificiellement rapprochées. Elles constituaient en fait les deux lobes opposés de l'étage moyen d'un pignon de stûpa; la partie médiane, de forme rectangulaire, manque; et comme, sur tous les spécimens, celle-ci était occupée par une image de Bodhisattva ou de Buddha, du même coup l'identification tombe. Le pis de l'affaire est que dans l'escalier du musée indien de Kensington, à Londres, les deux parties, raccordées en un moulage unique, forment un véritable traquenard à archéologue. Cette petite leçon de prudence valait bien de nous arrêter un instant.