L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t3.29
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t3.29
- Language
- French
v1.c7.s2.t3.29
MEURTRE, TRAÎNAGE ET JET DE L'ÉLÉPHANT. — Avec l'incident de l'éléphant nous retrouvons un anneau solide de la chaîne biographique, encore qu'il ne soit actuellement représenté au Gandhâra que par un petit nombre de bas-reliefs. Deux d'entre eux, au British Museum, figurent, l'un les deux premiers épisodes, l'autre le second seulement. L'étage inférieur d'un bout de frise circulaire de Lahore — le seul illustré : les deux autres ne sont que décorés — nous les montre à la suite et fort clairement, en dépit de sa rudimentaire facture (fig. 169). Tout d'abord nous assistons, naturellement en commençant par la droite, au lâche assassinat de l'éléphant : au moment où il est encore engagé sous la porte de la ville, Dêvadatta le saisit de sa main gauche par la trompe, et, d'un seul coup de sa paume droite, le tue (a). En second lieu, le beau Nanda, frère consanguin du Bodhisattva et personnage sympathique, est en train de désobstruer la porte de la ville en tirant par la queue le gigantesque animal (b). En troisième lieu, le Bodhisattva, craignant que la décomposition de l'énorme cadavre n'infeste Kapilavastu, l'élève d'une seule main au-dessus de sa tête et le lance par delà les sept remparts et fossés de la ville (c). Ainsi tout se passe exactement comme il est écrit. Les trois actes se jouent d'ailleurs, pour plus de précision, devant un décor de murailles et de tours à créneaux percées de meurtrières. Nous ne chicanerons pas notre sculpteur pour savoir si, comme il aurait dû, en a bien donné, lors des deux premières scènes, la vue intérieure et les a montrées par le côté extérieur dans la troisième. Les infor-