L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t3.31
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t3.31
- Language
- French
v1.c7.s2.t3.31
mateurs de Hiuan-tsang et lui-même s'y sont embrouillés, en quoi ils ont probablement été aidés par l'inadvertance de l'artiste qui avait reproduit cette aventure au lieu même où elle était censée s'être passée. Le Lalita-vistara et le Mahâvastu s'accordent à dire que ce regrettable incident se produisit à l'aller et que Dêvadatta tua l'éléphant au moment où ce dernier rentrait en ville pour venir prendre le Bodhisattva et le mener au rendez-vous; donc la scène du meurtre se passe en dedans des murs, comme celle du traînage — il le faut bien d'ailleurs pour que le héros de l'histoire ait à accomplir la prouesse de jeter l'éléphant par-dessus, — et nous ne devons voir que sur le troisième panneau l'extérieur des remparts derrière lesquels Siddhârtha paraît à mi-corps. Hiuan-tsang a cru apercevoir l'extérieur des murs dès la première scène : ce n'est sans doute pas pour une autre raison qu'il place l'incident au moment du retour, quand l'éléphant sort de la ville « par la porte méridionale » au-devant du vainqueur afin de le ramener en triomphe. Ici l'interprétation du monument figuré n'a pas déformé la légende : elle s'est bornée à la déplacer de quelques heures et de quelques pas.
Cites (2)
- Mahāvastu — Sanskrit
- Lalitavistarā — Haribhadra Sūri, Sanskrit