Pramāṇa · Search · About · API

L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t3.39

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t3.39

Language
French

v1.c7.s2.t3.39

La version la plus développée, qui nous est donnée par la figure 173, a perdu, du fait d'une regrettable dégradation, un accessoire essentiel, à savoir le feu sacré; c'est à peine si l'on en devine quelques vestiges entre les fiancés, vu la brisure de la pierre à cette place. Aussi l'identification en serait-elle restée hypothétique, sans l'assurance que nous apporte la comparaison avec les figures 172 *b* et 174 *a*. Sur les trois bas-reliefs, les fiancés, les mains droites unies, sont en train de faire la *pradakṣiṇā* du dieu Agni, pris à témoin de leur union. Pour l'eau de la donation de la jeune fille, tantôt elle repose près du feu dans deux cruches à la mode indienne, tantôt elle est portée dans une aiguière à la main d'un serviteur qui, de l'autre, évente le prince. A droite du spectateur se tient un homme, apparemment le père de l'épousée : car le lieu de la scène est naturellement dans sa maison. De l'autre côté, sur la *lectio plena*, les femmes, toujours plus nombreuses que les hommes en ces sortes de cérémonies, ne sont pas moins de cinq, dont l'une porte la traîne de la robe de l'épousée : c'est aussi ce que fait l'unique assistante de la figure 174. Il est inutile d'ajouter qu'elle s'acquitte de sa mission avec infiniment moins de grâce et que la mariée elle-même, odieusement fagotée dans les longs voiles dont on l'enveloppe à cette occasion, n'a plus le port élégant que lui prête l'autre réplique. L'impor-