L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t3.8
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t3.8
- Language
- French
v1.c7.s2.t3.8
rence : sa planchette à écrire posée en travers sur les genoux, il est en train de les étonner par sa science préacquise. Le tout est d'ailleurs médiocrement distinct : nous possédons heureusement des répliques plus claires et même en double (fig. 166). La pose du Bodhisattva y est identique, et il reste le point de mire des jeunes Çâkyas, ses condisciples. Au-dessus de sa tête s'élève un arbre qui rappelle à l'avance celui de la Bodhi. Surtout nous distinguons ici, dans sa main droite, le calame et, sur sa cuisse droite, le manche de la tablette rectangulaire qui lui tient lieu de ce que nos écoliers appellent une ardoise. C'est exactement la forme du takhta dont les enfants se servent encore dans les écoles indigènes du Penjâb. Si d'ailleurs sa destination laissait le moindre doute, il suffirait de renvoyer aux reproductions données par M. A. Stein des planchettes inscrites qu'il a retrouvées en si grand nombre, entre autres vestiges de civilisation indienne, dans ses célèbres fouilles du Turkestan chinois, et dont quelques-unes datent au plus tard du IIIe siècle de notre ère (1).