L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t1.48
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t1.48
- Language
- French
v1.c7.s3.t1.48
La première scène qui se présente se place naturellement au moment même où le Bodhisattva s'arrête et descend de cheval, et c'est aussi pourquoi elle est introduite sur la figure 184 b, immédiatement à la suite du « départ ». Le lieu en était, nous dit-on, situé à douze *yojana* au sud de sa ville natale et était marqué par un monument sacré dit « du retour de Chandaka » (*Chandaka-nivartana-caitya*). Les dieux de l'escorte y assistent parfois encore : en tout cas, nous ne manquons pas d'y retrouver Vajrapāṇi. Mais les trois acteurs principaux sont naturellement le Bodhisattva, son écuyer et son cheval, et chacun d'eux a une pose traditionnellement plus ou moins heureusement traitée. Le premier est toujours en train d'enlever ses riches parures de prince royal : notons sur la figure 184 b le joli geste avec lequel il fait couler ses bracelets le long de son bras gauche. Chandaka, sans abandonner le manche du parasol, reçoit tous ces bijoux dans ses mains (fig. 184) ou mieux, dans le pan de son manteau (fig. 185 b). Quant au Kaṇṭhaka de ces deux bas-reliefs, qui sait s'il n'a pas posé ici encore comme modèle pour la stance du *Buddha-carita* (vi, 53) qui lui fait, en cet instant, « lécher de la langue les pieds de son maître en répandant des larmes brûlantes » ?
Cites (1)
- *Buddhacarita — Sanskrit