L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t2.10
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t2.10
- Language
- French
v1.c7.s3.t2.10
La question s'est-elle posée pour les sculpteurs du Gandhâra et, par suite, se pose-t-elle pour nous de savoir comment différencier ces deux épisodes qui supposent l'un et l'autre un même visiteur et un même visité ? Ce que nous pouvons en tout cas répondre, c'est que la difficulté n'était pas insoluble. La seconde fois, la scène est en effet caractérisée par la présence des ascètes brahmaniques (paraissant, bien entendu, sous forme de moines), que le Buddha vient de convertir en masse (cf. p. 456), sans parler des milliers de divinités et de laïques que le *Divyâvadâna* mentionne en cette occasion² : au contraire, pour ses débuts, le cortège de Gautama ne se compose que de l'unique Vajrapâṇi, et il n'a encore fait aucun disciple. Ces dernières conditions sont justement remplies sur le n° G. 25 de Calcutta (cf. fig. 188) : le Buddha ou Bodhisattva est assis sous un arbre, la main droite levée en signe d'accueil; sur son épaule droite se penche un Vajrapâni barbu; autour de lui ne se montrent que des laïques. L'un d'eux est agenouillé à sa gauche, les mains jointes : c'est apparemment le même personnage qui déjà se tient debout à sa droite, vu de dos et l'épaule droite découverte par politesse, dans l'acte de faire cérémonieusement le tour de la personne du Prédestiné : « Derrière lui, remarque Anderson dans son judicieux *Catalogue*, se tient debout son serviteur; l'attitude de ce dernier donne à penser qu'il portait un parasol et que cette scène commémore la visite d'un prince au Maître. » Ce prince est-il le roi
Cites (1)
- Divyāvadāna — Sanskrit